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Campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 : le procès du «financement libyen» s’ouvre à Paris

Nicolas Sarkozy est attendu ce lundi au tribunal judiciaire de Paris, à 13h30, pour l'ouverture du procès de l'affaire du présumé «financement libyen» de sa campagne présidentielle de 2007. 

Les débats sont prévus pour durer jusqu’à la mi-avril. Nicolas Sarkozy est attendu ce lundi 6 janvier à 13h30 au tribunal judiciaire de Paris. L'ancien chef de l'Etat doit assister à l'ouverture de son procès sur les soupçons du «financement libyen» de sa campagne présidentielle de 2007.

En 2011, soit peu de temps avant la chute de son régime, le colonel Kadhafi et l’un de ses fils, Saïf al-Islam, avaient déclaré avoir attribué d’importantes sommes d’argent à Nicolas Sarkozy, ce qui aurait prétendument contribué à sa victoire. En échange, Nicolas Sarkozy, qui a toujours réfuté toute malversation, se serait notamment engagé à réhabiliter la réputation du dirigeant libyen sur la scène internationale.

Ces informations reposent sur des révélations d'une agence de presse libyenne au mois de mars 2011 et des documents présentés comme des notes des renseignements libyens obtenus par Mediapart, ainsi que des déclarations de Ziad Takieddine au même média.

Le sulfureux homme d'affaires franco-libanais, aujourd'hui en fuite, avait ainsi affirmé en 2016 avoir servi d'intermédiaire entre l'équipe de Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, avant de se rétracter en 2020.

Après dix ans d'enquête, le parquet national financier n'a pas pu établir le montant exact de ce financement présumé, quand bien même les juges d'instruction sont convaincus de son existence. 

L'ancien président n'est pas la seule personnalité politique à être jugée puisque l'ex-ministre Brice Hortefeux et l'ancien directeur de cabinet Claude Guéant, soupçonnés d'avoir servis d'intermédiaires dans la transaction, ainsi qu'Eric Woerth, en tant que trésorier de la campagne de 2007, sont également attendus sur le banc des accusés.

Jugé pour corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs, Nicolas Sarkozy encourt dix ans de prison et 375.000 euros d'amende. Il devrait être présent à toutes les audiences le concernant.

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