Tués le 9 janvier 2015, après avoir semé la terreur en Île-de-France pendant près de deux jours, les terroristes Amedy Coulibaly et les frères Chérif et Saïd Kouachi ont été enterrés en France de façon anonyme.
Ils ont marqué la France de leur sordide empreinte en faisant régner la terreur. Dix ans après les attentats visant la rédaction de Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, les noms d’Amedy Coulibaly, et des frères Chérif et Saïd Kouachi sont encore dans les mémoires de celles et ceux qui ont vécu les attentats parisiens du 7 au 9 janvier 2015.
Respectivement tués à Paris et Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), Amedy Coulibaly et les frères Kouachi ont tout de même eu le droit d’être enterrés sur le sol français, sous couvert d’anonymat.
En l'occurrence, un maire ne peut refuser l’inhumation d’une personne si cette dernière a été résidente de sa ville, si elle y est morte ou si le caveau familial est présent sur son territoire. Il peut cependant réclamer une anonymisation de la pierre tombale afin d’éviter tout risque de dégradation ou de pèlerinage.
de nombreux débats à l'époque
A l'époque du drame, de nombreux débats avaient été levés par certains responsables, à l’image du maire de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), où résidait Amedy Coulibaly : l’édile avait souhaité une incinération des terroristes, ce qui s’opposait à la religion de ces derniers, de confession musulmane.
Mohammed Henniche, secrétaire général de l'union des associations musulmanes en Seine-Saint-Denis, avait auparavant déclaré qu’il s’agirait de «répondre à une injustice par une autre injustice».
Face à ces discussions et à l’absence d’avis de la part de son entourage, Amedy Coulibaly a finalement été enterré dans le carré musulman du cimetière de Thiais, dans une tombe anonyme, après le refus du Mali d'accueillir sa dépouille.
En ce qui concerne les corps de Chérif et Saïd Kouachi, ils ont respectivement été inhumés de façon anonyme à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et Reims (Marne), dans leurs villes de résidence.
Et ce, malgré les refus du maire de Reims de l'époque, Adeline Hazan, d’accueillir la dépouille d’un des deux terroristes, invoquant un risque de trouble à l’ordre public, ainsi que celui de l'Algérie.