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François Bayrou : la motion de censure déposée par une partie de la gauche a-t-elle une chance d’aboutir ?

La première motion de censure contre François Bayrou sera examinée ce jeudi à partir de 15h. [REUTERS]

Le Premier ministre François Bayrou est confronté ce jeudi à sa première motion de censure déposée par une partie de la gauche à l’issue de sa déclaration de politique générale. Si certains groupes ont indiqué vouloir sanctionner le chef du gouvernement, d’autres pourraient décider de lui laisser du temps. 

A peine a-t-il pris la parole, que certains élus exigent déjà son départ. Ce mardi, en réponse à la déclaration de politique générale de François Bayrou, des députés insoumis, écologistes et communistes ont déposé une motion de censure contre son gouvernement. 

Celle-ci sera examinée ce jeudi, à partir de 15h, a annoncé la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, lors d’un entretien accordé à nos confrères de RTL.

Pour autant, cette motion n’aurait quasiment aucune chance d’aboutir. En effet, si les Insoumis et les Écologistes ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils la voteraient, d’autres groupes sont encore dans l’hésitation. 

Selon une source parlementaire à CNEWS, les communistes, bien que signataires pour certains de cette motion, devraient communiquer «le jour même» sur leur position. Le groupe GDR, composé en partie de parlementaires ultramarins, s’octroie cependant une «liberté de vote» quant au scrutin.

Les socialistes temporisent 

De son côté, les socialistes sont longtemps apparus hésitants à sanctionner François Bayrou, négociant avec le Premier ministre et Eric Lombard, ministre de l’Économie, sur certains sujets, notamment la réforme des retraites. Des discussions qui ont fortement tendu leurs relations avec La France insoumise. 

La prise de parole du chef du gouvernement de mardi ne semble cependant pas avoir rassuré le PS, qui s’est immédiatement réuni après cette déclaration.

Dans la soirée, Olivier Faure, le Premier secrétaire du parti, a indiqué sur TF1 que le PS censurera le gouvernement de François Bayrou, sauf s’il obtient «une réponse claire» sur son exigence de soumettre quoi qu’il en soit au Parlement la question des retraites.

«Ce que je demande au Premier ministre, c'est qu'il soit clair et qu'il dise que, qu'il y ait accord ou pas accord» entre les partenaires sociaux, «le Parlement sera saisi de la question des retraites sur la base des propositions qui auront été faites par les uns et par les autres», a-t-il déclaré. 

Du côté des indépendants de groupe LIOT, la décision a été prise de ne pas censurer François Bayrou. «Nous n’allons pas censurer pour l’instant, a ainsi expliqué le député de Guadeloupe Olivier Serva à CNEWS. Nous attendrons le budget pour une éventuelle censure, si celui-ci n’est pas au niveau».

Le RN laisse une chance à François Bayrou

Si l’intégralité des parlementaires de gauche décident de censurer François Bayrou, les votes du Rassemblement national restent cependant nécessaires pour que cette motion soit adoptée.

Les élus du groupe présidé par Marine Le Pen ne voteront pas la censure contre le Premier ministre, a appris CNEWS auprès de plusieurs parlementaires du Rassemblement national.

Le président du parti, Jordan Bardella, a cependant invité François Bayrou à ne pas franchir de «ligne rouge», dénonçant les «insultes» du ministre de l’Aménagement du territoire François Rebsamen qui, ce mardi, a déclaré «respecter toutes les forces politiques, sauf le RN».

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