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Grand Paris Express : pourquoi la Société des Grands projets a-t-elle de nouveau décalé le calendrier de mise en services des métros 15 sud, 16 et 17 ?

La Société des grands projets a annoncé des retards de mise en service de plusieurs mois sur les lignes 15 sud, 16 et 17. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

La Société des grands projets a été contrainte d'annoncer ce mardi un report du calendrier de mise en service des lignes 15 sud, 16 et 17, du Grand Paris Express. Voici tout ce qu'il faut savoir autour de ce nouveau calendrier. 

Des délais qui ont, semble-t-il, été sous-estimés. Alors que les délais initiaux de mise en service des lignes du Grand Paris Express ont été plusieurs fois repoussés, la Société des grands projets a annoncé ce mardi 18 février un nouveau report concernant les 15 sud, 16 et 17. 

En effet, la ligne 15 sud, qui reliera Pont de Sèvres à Noisy-Champs, devrait être mise en service au 4e trimestre de 2026, soit un report de 9 à 12 mois supplémentaires par rapport au précédent calendrier. 

Pour ce qui est des lignes 16 et 17, situées au nord, toutes deux au départ de Saint-Denis Pleyel, les premiers trains devraient circuler à plein au 2e trimestre de 2027. Un retard de plusieurs mois (entre 3 et 6) est donc là aussi assumé par le maître d'ouvrage.  

Le président de la SGP Jean-François Monteils a ainsi reconnu des «délais trop ambitieux» pour mettre en service ces nouveaux métros, tout en rappelant qu'ils avaient été fixés, à l'origine, en 2014. 

«Très clairement, nous sommes face à une sous-estimation du temps nécessaire par l'ensemble des acteurs», a aussi souscrit Bernard Cathelain, membre du directoire de la Société des grands projets. 

Parmi les principales raisons qui ont entraîné ce nouveau report, dont l'annonce a ulcéré la présidente d'Ile-de-France Mobilités, le nombre d'acteurs présents sur chaque chantier est un des facteurs évoqués. 

De nombreux intervenants, une difficulté au quotidien ? 

«Pour le génie civil et l'aménagement, des difficultés peuvent exister mais sont assez courantes, et on sait les gérer. En revanche, ce qui reste un défi c'est de composer avec de nombreux acteurs, non pas sur la taille des équipes déployées, mais au sujet de la diversité des approches», a expliqué Bernard Cathelain. 

Précisément, le membre du directoire évoque des retards de certains partenaires, au sein de la chaîne de tâches nécessaires à la réalisation des essais. «Pour pouvoir faire des essais en automatismes : il faut s'appuyer sur l'industriel qui les conçoit. Mais ce dernier a aussi besoin, pour les faire, d'installations en place qui dépendent d'entreprises qui n'ont pas forcément une habitude industrielle», a-t-il précisé à CNEWS. 

«Pour nos équipes, la mission est de renforcer la pédagogie au quotidien», a finalement soufflé le responsable, rappelant, comme Jean-François Monteils, l'ampleur du défi technique. «Construire un métro sur 200 kilomètres, avec quatre lignes nouvelles et 68 nouvelles gares, des systèmes différents et des pôles d'échange multimodaux n'a jamais été fait auparavant». 

Des risques d'un nouveau report ? 

Dès l'annonce de la rallonge en mois de la mise en service des lignes 15 sud, 16 et 17, Valérie Pécresse, «choquée», a exhorté la création d'une «mission de contrôle et de coordination technique Etat/IDFM de la Société des grands projets, pour réduire ces nouveaux retards au maximum». 

La présidente de la région Ile-de-France et de l'autorité organisatrice de la mobilité a aussi pointé du doigt la SGP d'une responsabilité dans les retards en regrettant, par exemple, l'utilisation de ces derniers des mêmes bancs d'essai pour les 16 et 17 que ceux de la 15 sud. 

Ces informations sont notées dans le rapport d'expertise conjointement piloté par Yves Ramette et Didier Bense sur l'avancement des travaux sur les lignes, et sur lequel la Société des grands projets s'est basée pour définir son nouveau calendrier. 

«Nous avons pris le temps de construire un planning robuste. C'est indispensable car nous embarquons avec nous tout un lot de partenaires, dont beaucoup sont d'ailleurs eux-même spécialistes», a indiqué Jean-François Monteils, qui a indiqué s'être appuyé sur le rapport Ramette / Bense. 

De son côté, Valérie Pécresse souhaite que l'expertise menée par les anciens patrons de la RATP et de la SNCF à l'échelle francilienne soit étendue à la ligne 18, pour laquelle «aucune revue de projet n'a été effectuée et qui ne relève pas des mêmes technologies ni fournisseurs», ajoute-t-elle. 

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