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Censure de François Bayrou : au terme d'une séance électrique, l'Assemblée nationale rejette la motion du Parti socialiste

Le Premier ministre François Bayrou a vivement dénoncé la motion de censure déposée par le Parti socialiste. [BERTRAND GUAY / AFP]

L’Assemblée nationale a rejeté ce mercredi la motion de censure socialiste contre François Bayrou. Malgré les votes de l’ensemble de la gauche, l’abstention des élus du Rassemblement national permettent au Premier ministre de rester en poste.

La dernière d’une longue série pour le Premier ministre. Ce mercredi, l’Assemblée nationale a examiné une nouvelle motion de censure contre François Bayrou. Après les quatre déposées lors de l’examen du budget par La France insoumise, celle-ci a émané du groupe socialiste du Palais Bourbon. 

Pour rappel, le parti présidé par Olivier Faure a ainsi eu recours à l’article 49.2 de la Constitution pour sanctionner le gouvernement, accusant François Bayrou de «céder aux passions tristes de l'extrême droite». 

Depuis la tribune Ayda Hadizadeh, députée socialiste, ne s’est pas gênée pour le rappeler. «Ceux qui doivent protéger la République se laissent aveuglés par les vents mauvais (…) Nous vous avons vu reprendre les mots funestes de «submersion migratoire»», a-t-elle déclaré, en direction du chef du gouvernement.

Des tensions entre le PS et François Bayrou

En réponse à ces propos de la députée socialiste, François Bayrou a vivement critiqué le dépôt de cette motion de censure. «Voici le parti de Léon Blum, de Jean Jaurès et de François Mitterrand réduit à une motion de censure pour faire semblant», a-t-il lancé en direction des élus PS. 

«Voici une motion de censure qui vise à enlever à Jean-Luc Mélenchon un angle de sarcasme contre vous», a-t-il ajouté, poussant les députés socialistes à quitter l'Hémicycle. 

 Le rejet du RN et de ses alliés 

Cette motion de censure n'a également pas pu être adoptée en raison du refus des élus du Rassemblement national et de ses alliés de l'UDR, le parti d'Eric Ciotti, de la voter. 

«Votre but avec cette mesure est de raccrocher les wagons du NFP, afin de survivre électoralement», a laissé entendre le député UDR Maxime Michelet en direction des élus socialistes, dénonçant une «motion hautement opportuniste».

«On ressent l’influence de La France insoumise», a de son côté ajouté le député RN Kévin Pfeffer. 

S'il a indiqué que son groupe ne comptait pas censurer François Bayrou ce mercredi, le député a indiqué que le Rassemblement national ne «s'interdirait rien en cas d'inaction sur les sujets liés à l'immigration». 

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