Ouvert du 22 février au 2 mars 2025, le salon de l’agriculture propose certes la visite des animaux de la ferme, mais également un espace «ferme digitale» qui incite à l’innovation pour faciliter la vie des agriculteurs. Rencontre avec les membres de la start-up TerraGrow, qui à travers l’IA pourraient rendre le quotidien agricole plus léger.
C’est une entreprise qui a pour vocation d’aider les agriculteurs. Au détour des stands les plus loufoques du Salon de l’agriculture, confondant nourriture du terroir et animaux de la ferme, on peut trouver, au sein du hall numéro 3, un espace digital organisé pour rendre le quotidien des agriculteurs plus facile.
C’est ici que la start-up TerraGrow réussit à montrer son innovation : une application régit par l’IA qui pourrait faire gagner aux agriculteurs entre 5 et 9h de travail par semaine.
À la genèse de ce projet, créé il y a maintenant 1 an, deux polytechniciens : Charles Terrey, fils d’agriculteur, et Pierre Wirenius. Les deux hommes, toujours en études, se sont associés à Jean-Pierre Albinet, un ingénieur de 67 ans pour parfaire leur idée.
Pour utiliser l’application, rien de plus simple, il suffit de poser une question à l’intelligence artificielle intégrée qui se chargera ensuite de déterminer les solutions quant à un problème donné. Il est même possible de parler directement au téléphone sans avoir à écrire.
Pour illustrer cette intelligence artificielle, une mascotte en vache, similaire à celle que l'on peut voir dans l'application, continuera de déambuler dans le salon tout le long de la semaine, une excellente idée pour promouvoir l'entreprise.

«On dépoussière tout pour faciliter la vie des agriculteurs»
«Pour les agriculteurs, c’est la partie administrative qui est parfois la plus compliquée, la France est un pays qui possède beaucoup de normes agricoles. C’est cependant un avantage pour nous, car il nous suffit d’en récupérer les données pour ensuite les affecter à notre IA qui se charge de tout remplir. Notre but, c’est avant tout d’aider les travailleurs agricoles dans leur quotidien. On dépoussière tout pour leur faciliter la vie», a rapporté Charles Terrey au micro de CNews.
«Il a deux façons d’intégrer l’IA à l’agriculture. Le parcellaire, rempli de données satellites pour aider avec les récoltes par exemple, et ensuite la partie administrative et réglementaire. C’est sur cette deuxième partie que nous intervenons le plus, que cela soit pour remplir automatiquement les dossiers administratifs ou encore régler et trier les factures», a-t-il rajouté.
Participant ce mardi 25 février à la conférence sur l’IA organisée par le salon, l’entreprise novatrice espère convaincre qu'IA et agriculteur ne sont pas incompatibles.
L'aspect simpliste de l'application pourrait permettre, même aux cultivateurs les plus réticents et peureux de l'avancée technologique, d'arranger leur quotidien en apaisant leur masse considérable de travail.