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Ramadan 2025 : le jeûne des musulmans est-il dangereux pour la santé ?

Le Ramadan dure 29 ou 30 jours, en fonction de l'observation lunaire. [© Sébastien BOZON/AFP]

Le jeûne du mois de ramadan, qui dure 28 jours, constitue l’un des cinq piliers de l'islam. Cette année, c'est entre le 1er et le 29 mars 2025 que les fidèles devront dompter faim et soif durant la journée. Une pratique à ne pas prendre à la légère, tant elle peut avoir des conséquences sur la santé.

A l'occasion du ramadan, quelque 5,4 millions de musulmans français vont devoir se plier à un jeûne du lever au coucher du soleil. Une épreuve plus ou moins difficile selon l'hygiène de vie des croyants.

Pour les personnes à risque, il est déconseillé de suivre le ramadan. Cela s'adresse notamment à tous les enfants, estimés trop fragiles avant d'avoir atteint leur puberté. De même, les personnes trop âgées peuvent souffrir de la privation. Les femmes enceintes, les personnes touchées par le diabète ou encore les personnes souffrant de maladie doivent consulter un médecin et obtenir un avis favorable de leur médecin pour pouvoir suivre leur ramadan en toute sécurité.

Une alternative au jeûne existe pour les plus fragiles

Les principaux risques d'un jeûne prolongé sont l'hypoglycémie, lors de la période de privation, et l'hyperglycémie, lorsqu'une grande quantité de nourriture est ingérée au moment de rompre le jeûne.

Les médecins recommandent également, pour la santé des pratiquants, de privilégier des repas équilibrés (notamment riches en légumes, fruits et protéines) lors de l'iftar (qui casse le jeûne) et de boire de l'eau. Pour le suhoor (avant le jeûne), les nutritionnistes préconisent un deuxième «vrai» repas, même s'il est possible d'y ajouter plus d'aliments sucrés, l'énergie étant consommée durant l'intégralité de la journée.

Pour les personnes qui ne peuvent pas suivre cette diète stricte, une sourate (2 verset 184) du Coran rappelle : «Pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre».

Les bienfaits du jeûne de mieux en mieux connus

A l'inverse, pour ceux en mesure d'endurer cette période de privation, certains bienfaits peuvent être attendus. De plus en plus en vogue chez les jeunes, le fait de se priver d'alimentation, voire d'eau, pendant de longues heures constitue ce que l'on appelle un «jeune intermittent». Certains nutritionnistes, s'appuyant sur un nombre croissant d'études, conseillent même de tenter cette pratique, à condition de ne pas avoir les fragilités évoquées précédemment.

Ils soulignent les nombreux bienfaits que peut avoir un tel régime. Déjà, on peut espérer une perte de poids et notamment une perte de gras, accompagnée d'une amélioration des lipides sanguins. De même, cette pratique aurait tendance à contrôler sa glycémie et à réduire le risque de diabète. De plus, le jeûne aurait pour conséquence de réduire les risques de maladies cardiaques, notamment la tension artérielle, le cholestérol et les marqueurs de l'inflammation. Cela serait dû à un phénomène appelé «autophagie», qui pousse l'organisme à puiser son énergie à l'intérieur même du corps, privé de nutriments extérieurs.

De nombreuses autres études soulignent que la privation pouvait diversifier le nombre de bactéries bénéfiques dans l'intestin. Plus impressionnant encore, le jeûne permettrait d'améliorer sa longévité, selon plusieurs études menées sur les animaux. De même, les recherches animales concluent qu'il permettrait de diminuer les chances d'être touché par les maladies de Parkinson et d'Alzheimer.

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