La Ville de Paris va assurer «les activités de gardiennage et de sécurité» de la Gaîté Lyrique, lieu culturel parisien paralysé depuis mi-décembre et l'occupation de ses locaux par de jeunes migrants. Les salariés de l'établissement ont exercé leur droit de retrait.
La Ville de Paris prend les choses en main. Face au ras-le-bol des salariés de la Gaîté Lyrique, qui ont exercé leur droit de retrait, la Ville s’engage à assurer «les activités de gardiennage et de sécurité» de l’établissement, occupé par des jeunes migrants depuis la fin de l’année 2024.
Le 10 décembre 2024, environ 200 migrants mineurs avaient investi les locaux de ce lieu culturel, situé dans le 3e arrondissement de Paris. Les jeunes exilés, rassemblés dans le «Collectif des jeunes du parc de Belleville», demandent à être hébergés et que leur minorité soit reconnue.
L'établissement avait dû annoncer mi-décembre sa fermeture au public jusqu'à nouvel ordre.
La mairie n'a cependant pas dit exactement quand se fera cette prise de relais, des aspects techniques restant à définir, mais a assuré qu'il n'y aura «pas de vacances». Elle appelle désormais l'Etat «à agir» pour reloger les jeunes: «On attend toujours une proposition de prise en charge digne et pérenne» des adolescents, a rapporté l'AFP.
Plus tôt dans la journée, la Gaîté Lyrique avait annoncé lors d'une conférence de presse que les discussions avec la mairie étaient «bien engagées» sur «la prise de relais sur les questions de sécurité du bâtiment» occupé par 446 jeunes selon un décompte effectué le 21 février et où la situation devient «explosive», à en croire la direction.
Benoît Hamon dénonce un «scandale absolu»
«L'irresponsabilité de l'Etat est un scandale absolu», s’est insurgé lors de la conférence de presse Benoît Hamon, président de l'ONG Singa, membre de la société gérant la Gaîté Lyrique.
«Le ministre de l'Intérieur (Bruno Retailleau) ne répond absolument pas à son devoir de mise à l'abri de personnes en situation de vulnérabilité», a-t-il dénoncé.
«Travailleur social, c'est un métier», a rappelé l'ex-candidat à la présidentielle Benoit Hamon, qui a salué la «solidarité» des salariés face à ces jeunes migrants.