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Allocations familiales dès le premier enfant : voici ce qui pourrait changer

En France, 3,5 millions de familles n'ont qu'un seul enfant. [Pixabay / PEXEL]

Ouvrir le droit aux allocations familiales aux foyers n’ayant qu’un seul enfant est l’une des mesures proposées à l’Assemblée nationale ce jeudi à l'occasion de la niche parlementaire du groupe du MoDem, le parti de François Bayrou. Un dispositif pensé pour relancer la natalité, en chute libre. 

Ce pourrait être une première dans l’histoire de la politique familiale française. Une proposition de loi visant à ouvrir le droit aux allocations familiales pour les familles n’ayant qu’un seul enfant est examinée ce jeudi lors de la niche parlementaire du groupe MoDem.

Cette proposition, qui concerne près de 3,5 millions de familles en France, a déjà été votée à l’unanimité en commission des affaires sociales en février, considérée comme un appât qui pourrait relancer la natalité du pays, qui n’a jamais été aussi basse depuis quatre-vingts ans. 

Mises en place durant l’après-guerre, les allocations familiales étaient jusqu’ici versées uniquement aux familles ayant au moins deux enfants de moins de 20 ans (à partir du mois qui suit la naissance du deuxième enfant). 

Des allocations sous forme d’aide forfaitaire 

La multiplication des familles monoparentales et des foyers à enfant unique (environ 47% des familles françaises selon l’Insee) est la raison pour laquelle cette proposition de loi pourrait voir le jour sous forme d’aide forfaitaire, pouvant aller jusqu’à 70 euros par mois, rapporte Capital

Selon Anne Bergantz, rapporteure de cette proposition, ce texte a pour objectif de «mieux accompagner l’ensemble des familles». Cette dernière affirme également que les raisons de la baisse de la natalité sont multiples et pour la plupart liées à des raisons financières. Ce faisant, elle souhaite «soutenir les parents dans les premières années de leur vie familiale». 

Dans le cas où le texte serait adopté, il concernerait uniquement les enfants nés après la promulgation de ce dernier, dans un délai de six mois après la divulgation de la loi.

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