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Uniforme à l'école : l'Etat «s'engage» à financer «la poursuite de l'expérimentation» pour 2025-2026

Si le budget 2025 a relativement épargné l'Éducation nationale, le ministère doit veiller à ses dépenses. [© Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP]

Le ministère de l'Education nationale a annoncé ce vendredi qu'il s'engagerait à financer «la poursuite de l'expérimentation» sur la «tenue unique» à l'école «pour l'année scolaire 2025-2026». Un événement qui intervient après son abandon par certaines collectivités. 

Mise à mal, «l'égalité sociale» promue par une partie de l'ex-majorité présidentielle retrouve un peu d'espoir. Ce vendredi, le ministère de l'Education nationale a annoncé vouloir s'engager à financer «la poursuite de l'expérimentation» sur la «tenue unique» à l'école «pour l'année scolaire 2025-2026». 

Cette dernière, lancée à l'automne 2023 et qui concerne, à ce jour, moins d'une centaine d'établissements du territoire national, avait été abandonnée par certaines collectivités. En effet, ces dernières ayant préféré anticiper un potentiel désengagement de l'État, accaparé par d'autres priorités budgétaires

Un bilan de l'expérimentation en cours depuis la rentrée 2024 sera établi fin avril, permettant «de déterminer les ajustements» nécessaires pour l'année scolaire 2025-2026 «dans les écoles et les établissements qui poursuivront le projet», a expliqué le ministère dans un communiqué.

«Les crédits pour l’année 2025-2026 n’ayant pas été prévus dans la construction initiale du budget 2025, le ministère s’engage à procéder à un redéploiement de crédits sur le budget 2025 afin de financer la poursuite de l’expérimentation pour l’année scolaire 2025-2026», a-t-il ajouté.

«L'État cocufie les communes», déplore ce maire d'Occitanie

Si l'ex-Premier ministre Gabriel Attal ou encore le chef de l'État, Emmanuel Macron, envisageaient la généralisation de l'uniforme dans les écoles française en 2026, le projet s'est retrouvé malmené.

«Nous avons été les premiers à dire oui. Nous avons financé, nous avons expérimenté dans deux de nos lycées avec des tenues Made in France», avait alors avancé Renaud Muselier, président de la région Sud Provence-Alpes-Côte-d'Azur. «Mais sans visibilité sur un éventuel soutien de l'État, il aurait été irresponsable d'engager 44 millions d'euros, soit le prix d'un lycée neuf, pour une généralisation dans tous nos lycées régionaux», avait-il déploré. 

Tout comme les «tenues uniques» du lycée Les Palmiers à Nice, dans les Alpes-Maritimes, celles du lycée Jean d'Ormesson à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, seront prochainement remisées. Un coût pour la région estimé à 500.000 euros. 

Même scénario à Balma, en banlieue toulousaine, où l'expérimentation ne tient plus qu'à un fil. «Il est fort probable que nous ne renouvelions pas l'expérimentation en septembre prochain», a ainsi relaté auprès de France 3 Occitanie le maire Renaissance Vincent Terrail-Novès. «Le gouvernement revient sur ses engagements (...). L'État cocufie les communes, la communauté éducative et les parents d'élèves avec qui nous avions parfaitement collaboré», a-t-il regretté. 

Certaines communes maintiennent le cap

Pour l'heure, l'expérimentation de l'uniforme est co-financée par les collectivités volontaires et l'État, le ministère de l'Éducation nationale puisant dans les crédits alloués au CNR éducation, un projet porté par Emmanuel Macron pour faire émerger des dispositifs de terrains innovants. Cependant, si le budget 2025 a relativement épargné l'Éducation nationale, le ministère doit veiller à ses dépenses. 

En dépit des incertitudes sur le financement, des collectivités affirment maintenir le cap, mais la prudence est de mise. «À ce stade on continue», a indiqué la Région Auvergne-Rhône-Alpes, où cinq établissements sont concernés par l'expérimentation. 

«L'expérimentation, c'est deux ans pour pouvoir en tirer les conclusions. Notre budget nous permet de faire deux ans, et donc, on fera deux ans», a, de son côté, expliqué Anne-Lise Dufour-Tonini, maire socialiste de Denain, dans le Nord. «Il y a de l'argent public qui a été mis là-dedans», a-t-elle notamment tenu à rappeler. 

«L'État a tenu ses engagements pour l'année scolaire 2024/2025», a souligné le ministère auprès de l'AFP. «Le budget de l'expérimentation pour [cette] année scolaire prévoyait la mise en place du financement de 50 % de la part des tenue des élèves», soit jusqu'à 100 euros maximum, a-t-il précisé, indiquant attendre «des premiers bilans» de l'expérimentation «à la fin du mois d'avril».

«Au regard de ces bilans, le ministère réallouera, le cas échéant, sa part des crédits nécessaires au financement d'une suite de l'expérimentation», a assuré la rue de Grenelle. 

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