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Arrêt maladie : ce qui va changer à partir de ce 1er avril

Le gouvernement vise plus de 30 milliards d'euros d'économies en 2025 pour redresser les finances publiques dégradées de la France. [Philippe HUGUEN/AFP]

Après de nombreuses discussions autour du projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2025, le gouvernement a confirmé l’abaissement du plafond des indemnités journalières d’assurance maladie en cas d’arrêt maladie.

Des indemnités en baisse. Le ministère du Travail a annoncé l’abaissement du plafond des indemnités journalières d’assurance maladie en cas d’arrêt. Une mesure qui s’inscrit dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2025.

Aujourd’hui, la Sécurité sociale dédommage les salariés dès le quatrième jour d’arrêt à hauteur de 50% de leurs salaires journaliers, dans la limite de 1,8 fois le Smic, ce qui représente la somme approximative de 53 euros par jour. A partir de ce 1er avril, ce plafond sera abaissé à 1,4 fois le Smic, soit une douzaine d'euros en moins selon les informations de Franceinfo et de France inter.

Ce projet devrait rapporter 400 millions d’euros à l’exécutif. Selon le ministère du Travail, le nombre de salariés impactés par ce projet n’est pas encore connu.  

Un abaissement critiqué

Les autorités ont aussi promis «une réflexion plus globale sur les causes d’une telle évolution et sur les solutions permettant de prévenir le recours aux arrêts maladie».

Toutefois, l’abaissement du plafond des indemnités ne plaît pas à tout le monde. Le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) refuse par exemple «que les salariés et les entreprises subissent une nouvelle ponction de 800 millions d’euros alors que rien ne le justifie et qu’aucune concertation n’a été menée».

Pour l’organisme, ce projet «aurait un effet direct sur le pouvoir d’achat des Français et en particulier des plus jeunes et des plus fragiles» et «pèserait fortement sur les prestations des organismes de prévoyance collective». C’est pourquoi, il demande qu'un «diagnostic partagé soit réalisé».  

D’une manière plus générale, le gouvernement vise plus de 30 milliards d'euros d'économies en 2025 pour redresser les finances publiques dégradées de la France, dont l'essentiel, environ 23 milliards, proviendra d'efforts consentis par l'Etat, a appris l'AFP de sources gouvernementales. À ces 23 milliards d'euros, s'ajoutent «presque 5 milliards» d'économies dans le champ social.

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