Il y a cinq ans, la France était confinée pour ralentir la progression du Covid-19, provoquant l’essor du télétravail, afin de permettre la continuité de l’activité. Aujourd’hui, cette pratique questionne toujours, sur son efficacité et ses effets sur la santé.
Que reste-t-il du télétravail cinq ans après la crise du Covid-19 ? Ce lundi 17 mars commémore les cinq ans du premier confinement en France. Si avant son arrivée, 95% des entreprises étaient en présentiel, la pandémie a complètement changé la donne.
Des métiers qui ne l’avaient jamais envisagé sont passés en distanciel, grâce à des outils tels que l’Internet à haut débit ou des logiciels de conférence en ligne et en utilisant des VPN, des réseaux virtuels privés permettant de relier des ordinateurs à distance.
Depuis un pic environnant les 30% en pleine crise sanitaire, le télétravail est dorénavant ancré dans les entreprises, avec plus d’un salarié sur cinq du secteur privé concerné en 2024, selon l’AFP, et une moyenne de 1,9 jour de travail à distance par semaine selon l’Insee.
entre bienfaits et risque de surmenage
Le télétravail a permis une mutation du monde du travail en France, y apportant son lot d’avantages, mais aussi d’inconvénients. Pour les salariés dont les services commencent très tôt le matin ou finissent très tard le soir, le télétravail apparaît comme un réel confort, évitant un déplacement pénible.
Selon des employés interrogés par l’Agence France presse, il permet également de rallonger le temps de sommeil et de réduire l’utilisation des transports en commun, permettant une plus grande concentration et une meilleure efficacité.
Le travail à distance est entre autres favorable à une expansion du recrutement des employés à travers la France. Certains pouvant travailler depuis d’autres régions, voire d’autres pays.
En revanche, l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), a pointé du doigt le surmenage dont pouvaient être victimes les adeptes de cette méthode de travail.
Des notifications par centaines (via WhatsApp, Teams, Zoom…), une quantité de mails pouvant doubler, et une augmentation de la proportion des jour travaillés sur l’ensemble des jours de maladie.
En effet, certains salariés utilisent le télétravail comme une alternative à un jour d’arrêt-maladie (les femmes en majorité), cela pouvant jouer sur leur santé, aussi bien physique que mentale. Comme l’a rappelé Audrey Richard, présidente de l’ANDRH, à l’AFP : «La multitude d’outils est là, la façon ultra-rapide d’interagir est là. Qu’en est-il de la santé mentale ?».