Directeur de la campagne de Bruno Retailleau pour la présidence des Républicains, Othman Nasrou est revenu pour CNEWS sur l’engouement prenant autour du ministre de l’Intérieur. L’ancien secrétaire d’État chargé de la Citoyenneté a également insisté sur la nécessité pour LR d’élire, selon lui, un chef capable de continuer à «remettre le parti sur les rails».
Comment se déroule cette campagne pour la présidence des Républicains ?
Un espoir s’est levé à droite. Nous avons, avec Bruno Retailleau, un personnage politique qui a su recréer un lien avec les Français et les électeurs de droite. De nombreux militants et adhérents reviennent aux Républicains. Je suis fier de cette campagne. Elle est calme, droite, de rassemblement, sans attaque contre qui que ce soit. Elle devrait, je l’espère, nous ouvrir un chemin de victoire. C’est l’enjeu aujourd’hui, dans la situation que connaît notre pays.
Ressentez-vous également l’engouement de la jeunesse autour de la candidature de Bruno Retailleau ?
Absolument, nous le voyons lors de nos réunions publiques. Nous voyons revenir une jeunesse de droite. Elle se retrouve dans le discours de Bruno Retailleau. Tous ces jeunes vantent, lorsque l’on parle avec eux, la sincérité de Bruno Retailleau. C’est une qualité si peu reconnue dans notre classe politique aujourd’hui. Cette jeunesse apprécie également le fait que Bruno Retailleau n’a pas changé d’avis depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur. Il ne se soumet pas à la bien-pensance. C’est de nature à faire revenir beaucoup de jeunes.
Cette campagne semble se dérouler sereinement, sans attaques…
Oui, car nous n’avons pas le droit de gâcher l’espoir qui s’est levé à droite. On serait la droite la plus bête du monde si on se déchirait à nouveau alors que nous avons un chemin de réussite. J’ajoute que pour faire la «guerre des chefs» il faut être deux à vouloir la faire. De notre côté, vous n’entendrez jamais la moindre attaque contre Laurent Wauquiez. Nous répondons bien évidemment aux critiques mais j’appelle chacun à la responsabilité. L’agressivité, les attaques personnelles, les divisions, les querelles, c’est tout ce que nos militants détestent.
Selon vous, le gagnant de cette élection pour la présidence des LR doit-il être le candidat du parti en 2027 ?
Ce sont deux moments distincts. Il y a une position très claire de notre côté : ce sont nos militants qui décideront comment notre candidat à la présidentielle sera désigné. S’ils ne veulent pas de primaire, il n’y aura pas de primaire. Ce n’est pas à quelques personnes dans un bureau politique de décider le candidat. Évidemment le futur président du parti aura une place prépondérante. S’il est le mieux placé pour y aller, il sera le candidat naturel, mais encore faut-il remettre le parti sur les rails. De ce point de vue là, Bruno Retailleau porte une candidature neuve, qui trouve un écho dans l’opinion.
Quels sont les qualités que vos militants reconnaissent en Bruno Retailleau ?
Il ne tremble pas quand il s’agit de prendre des décisions courageuses. Il ne se soumet pas, malgré les attaques, notamment à gauche. Bruno Retailleau sait rassembler, c’est un chef d’équipe. Notre parti a besoin de quelqu’un qui dispose d’un esprit collectif, il a souvent manqué à droite. Les militants reconnaissent en lui le chef naturel de notre famille politique. C’est celui qui peut nous faire gagner. Dans l’esprit des électeurs de droite, je pense que Bruno Retailleau est celui qui leur donne le plus envie de voter pour LR.
D’un point de vue organisationnel, n’est-ce pas trop compliqué de diriger la campagne d’un homme qui dispose d’un calendrier aussi chargé que celui de ministre de l’Intérieur ?
Non, car Bruno Retailleau dispose d’une grande force de travail. Puis, il y a des temps distincts. Il y a une importante séparation entre son travail à Beauvau et sa campagne. J’ai aussi eu l’occasion d’apprendre à le connaître. Par le passé, j’étais déjà son directeur de campagne en 2022, ce qui facilite forcément les choses. Bruno Retailleau fait partie des personnalités politiques capables de mener de front ce genre de bataille, tout en assumant ses fonctions ministérielles.