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«Tous les jours, ils partent de chez eux sans savoir quand ils vont revenir» : les BRI se mettent en service minimum pour réclamer la prise en compte de leur travail

Selon Vincent Hergot, «l'administration n'a pas conscience du quotidien» des BRI. [Valentine CHAPUIS / AFP]

À l’heure où agents des Brigades de recherche et d’intervention (BRI) se sont mis en service minimum et ce afin de réclamer une juste prise en compte de leur travail, Vincent Hergot, délégué Alliance, est revenu pour CNEWS sur leurs revendications. 

Au cœur de nombreuses affaires critiques, les agents des BRI (Brigade de recherche et d'intervention, présentes sur l'ensemble du territoire) se sont mis en service minimum, pour réclamer une juste prise en compte de leur travail. Vincent Hergott, délégué Alliance, nous explique leurs revendications.

Pourquoi les agents des BRI se mobilisent ?

Les BRI en ont ras-le-bol. Les agents n'ont aucune reconnaissance de leur métier. On ne pense jamais aux problèmes qu'ils rencontrent. Ils font donc leur service mais sans dépasser ce qui est prescrit par l'administration. C'est le service minimum, et pour le week-end, seulement des permanences. Habituellement, pour mener leurs missions à bien, ils doivent déborder en termes d'horaire. On ne pense jamais aux problèmes qu'ils rencontrent.

D'autant que ces missions sont très importantes…

Sans les BRI, retrouver Mohamed Amra, Rédoine Faïd ou Antonio Ferrara, cela aurait été impossible. Elles ont la capacité de déroger à leur cadre. Sans cela, on ne les aurait pas attrapés. Il faut travailler la nuit, ne pas compter ses heures… 

Dans les affaires de trafic de stupéfiants, comme les 800 kilos de cocaïne saisies en Normandie (en avril, ndlr), ils ont dû travailler 48 heures consécutives. Ils dorment dans les voitures, se louent parfois des hôtels pour y passer deux ou trois heures. Tous les jours, ils partent de chez eux sans savoir quand ils vont revenir.

Que demandez-vous ?

Les agents doivent avoir une prime pour leur travail de nuit et un salaire qui correspond à leurs heures travaillées. Ils doivent aussi percevoir la prime à la technicité et à la disponibilité, comme les autres services du haut du spectre.

L'administration n'a pas conscience de leur quotidien. C'est un investissement de leur part qui n'est pas reconnu. Ils sont payés comme des gens ordinaires alors qu'ils font un travail extraordinaire. Nous voulons une reconnaissance du côté exceptionnel de ce métier, au même titre que le RAID ou la BRI parisienne.

Si les revendications n'étaient pas écoutées, cela pourrait-il poser un risque dans le fonctionnement des BRI ?

Pour l'affaire Amra, il faut déroger à toutes les règles de gestion imposées par l'administration. Si nos collègues avaient dû respecter leurs vacations, ils ne seraient jamais parvenus à remonter sa trace. C'est la même chose pour les affaires de narcos (drogues, ndlr). Ils font ça au prix de sacrifices personnels. Il faut une compensation à la hauteur des heures qu'ils passent sur le terrain.

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