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Meurtre d'Aboubakar Cissé, loi narcotrafic, présidence de LR... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Bruno Retailleau sur CNEWS

Invité de la Grande Interview sur CNEWS et Europe 1, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau est revenu ce mercredi sur les principaux dossiers qui animent l’actualité du pays, à l’image du meurtre d’Aboubakar Cissé dans une mosquée, de la loi narcotrafic ou encore de son avenir en politique.

Meurtre d’Aboubakar Cissé

Interrogé sur la hausse des faits de violence «anti-religion», avec en point d’orgue le meurtre du jeune Aboubakar Cissé, tué de «40 à 50 coups de couteau» dans une mosquée dans le Gard, le ministre de l’Intérieur a affirmé sa volonté de protéger l’ensemble des cultes, rappelant que la pratique de l’islam est «compatible avec la République» et dénonçant l’instrumentalisation effectuée par «l’extrême gauche» dont «la France insoumise» qui aurait des «pensées électoralistes».

Bruno Retailleau a démenti avoir refusé de recevoir la famille d’Aboubakar Cissé, expliquant qu’il s’agissait d’un «mensonge», et qu’il avait simplement pris le temps de retrouver la famille «juridiquement établie» de la victime, ce qui a été «difficile» en raison de la «situation irrégulière» de certains. Le ministre a également dénoncé «l’ensauvagement» de la société et une perte du respect du «sacré» symbolisé par l’attaque dans cette mosquée.

Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a dénoncé l’importation du conflit entre Israël et le Hamas en France par «la France insoumise» qui cherche, selon Bruno Retailleau, à «fracturer la société» par le communautarisme.

Manifestations du 1er mai

Le ministre de l’intérieur est également revenu sur l’organisation de plus de 150 rassemblements qui se tiendront à l’occasion de la fête du Travail, le 1er mai 2025, dans toute la France. Alors que entre 100.000 et 150.000 manifestants sont attendus dans tout le pays, dont au moins 15.000 à Paris, Bruno Retailleau a annoncé avoir pris des dispositions avec le préfet de police de Paris. «On ne tolèrera rien», a-t-il annoncé. «À la moindre violence, à la moindre dégradation, nous interviendront très fermement», a-t-il précisé. 

Dissolution de trois associations

Bruno Retailleau a par ailleurs annoncé «des procédures de dissolution» à l’encontre de trois groupes dont la Jeune Garde, «dont certains membres sont accusés de violences». Le ministre a assuré qu’un dossier a été constitué «depuis plusieurs mois» et qu’il allait engager «une procédure contradictoire» comme la loi le permet. Deux associations sont par ailleurs dans le viseur de Bruno Retailleau : le groupe «Urgence Palestine» et celui d'ultra droite «Lyon Populaire».

Voile dans le sport

Interrogé sur la phrase qu’il a tenue il y a quelques semaines sur le voile dans le sport - le ministre avait martelé : «vive le sport, à bas le voile» dans un meeting politique - Bruno Retailleau a maintenu ses propos, rappelant qu’il y a «un débat» sur le sujet, et que le voile est, selon lui, un «marqueur de soumission». Il a estimé que le sport est un «cadre commun» et «une petite République», et que les signes religieux n’y ont «pas leur place».

Loi narcotrafic

Le ministre de l’Intérieur est aussi revenu sur la loi narcotrafic récemment adoptée à l’Assemblée nationale, rappelant son importance dans ce moment «charnière» pour le pays, alors que l’État doit «se montrer ferme» face aux nombreuses attaques organisées par les trafiquants à l’encontre notamment des établissements pénitentiaires et de leur personnel. «Cette riposte veut dire qu’on les dérange» a affirmé Bruno Retailleau.

Bruno Retailleau a par ailleurs précisé avoir interpellé «en deux semaines» des «petites mains» mais aussi des «commanditaires» dont certains se trouvaient «en prison». Le ministre a ainsi salué l’initiative du Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, pour la création des deux prisons dédiées à ces trafiquants «très dangereux» qui opèrent aujourd’hui «en impunité» et contre qui le «nouveau texte» sera «efficace».

Le ministre de l’Intérieur a rappelé aussi que ce texte allait permettre de concrétiser une politique «ferme» contre les trafiquants, en passant notamment par davantage d’expulsions des logements sociaux grâce aux préfets qui pourront «se substituer aux bailleurs sociaux privés et publics», et en passant par une lutte de tous les instants contre les «commerces de blanchissement» qui pourront «fermer plus facilement».

Présidence de LR

Enfin, Bruno Retailleau est revenu sur son avenir politique personnel avec en ligne de mire la présidence de son parti (Les Républicains). Il a assuré ne pas souhaiter «répondre aux attaques» de son concurrent Laurent Wauquiez, car elles constituent des «déchirures» qui ont «beaucoup abimé» leur famille politique. «Ce n’est pas ce que veulent nos militants», a-t-il martelé.

Il a par ailleurs assuré ne pas souhaiter d’un «ticket à deux» avec Édouard Philippe pour la présidentielle de 2027, préférant se concentrer sur «le retour d’un véritable clivage droite-gauche» pour que les Français puissent «y voir clair» et rompre avec le «en même temps» instauré par Emmanuel Macron. 

Il a enfin affirmé vouloir d’abord «rebâtir un grand parti moderne» pour «proposer aux Français de nouvelles idées» et en finir avec «la notion d’homme providentiel», remettant ainsi à plus tard d’éventuelles ambitions pour 2027.

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