Ce vendredi, le ministre de l'Intérieur était en déplacement à Metz pour visiter un centre de rétention. Sur place, Bruno Retailleau a annoncé plusieurs nouveautés concernant les CRA, dont l'ouverture de trois centres l'an prochain ainsi qu'un délai de rétention allongé.
À Metz, lors de la visite d'un centre de rétention administrative ce vendredi 2 mai, Bruno Retailleau a fait plusieurs annonces au sujet des CRA, notamment l'ouverture de nouveaux établissements.
Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, en en visite dans un centre de rétention à Metz : «Quels sont les problèmes aujourd'hui ? Trop peu de places, trop peu de temps, trop d'intervenants» pic.twitter.com/PznUhqhJcH
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En effet, le ministre de l'Intérieur a indiqué que ces trois nouveaux centres seraient installés à Dijon (Côte-d'Or), à Dunkerque (Nord) et à Bordeaux (Gironde). Avec ces trois établissements supplémentaires, le nombre de CRA en France va passer à 28 (dont 4 en Outre-mer).
Ces trois CRA vont faire passer la capacité en France métropolitaine de 1.950 à environ 2.400 places, a précisé Bruno Retailleau, ajoutant : «On aura atteint la première capacité de rétention administrative européenne».
Allonger le délai de rétention
De plus, le locataire de Beauvau souhaite augmenter la capacité des CRA déjà existants en réalisant «des extensions quand cela est possible», mais aussi en construisant des «CRA d'urgence» sur des terrains militaires.
Le ministre de l'Intérieur a également abordé l'idée d'allonger le délai de rétention qui est actuellement de 90 jours au maximum. Bruno Retailleau a estimé que cet allongement était nécessaire pour éviter la remise en liberté d'individus dangereux.
Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, en visite dans un centre de rétention à Metz : «Pour les individus dangereux, l'idée est de faire passer le délai de 90 à 210 jours de rétention» pic.twitter.com/WdTsg40Ufr
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Le ministre de l'Intérieur a notamment fait référence au mis en cause dans le meurtre de la jeune Philippine, 19 ans, tuée dans le Bois de Boulogne (Paris), le 21 septembre 2024.
Ainsi, «pour les individus dangereux, notamment pour les criminels sexuels, l’idée est de faire passer le délai de 90 à 210 jours de rétention», a expliqué Bruno Retailleau.