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«Filles et maths» : en quoi consiste l’expérimentation des classes scientifiques à l’école voulue par Elisabeth Borne

Cette initiative s'inscrit dans un plan «Filles et maths» de huit mesures visant à «mobiliser la communauté éducative et les parents». [REUTERS/Stephane Mahe]

La ministre de l’Éducation nationale Elisabeth Borne a annoncé ce mercredi l’expérimentation de classes scientifiques à horaires aménagés pour des collégiens de 4e et 3e, avec 50% de filles dans chacune, nouvelle mesure d'un plan «Filles et maths». 

«Pour que les jeunes filles prennent toute leur place dans les métiers des sciences de l’ingénieur et du numérique». Ce mercredi, la ministre de l’Éducation nationale Elisabeth Borne a dévoilé son plan «Filles et maths», une expérimentation de classes scientifiques à horaires aménagés pour des collégiens de 4e et 3e, avec 50% de filles dans chacune.

«Je veux créer des classes aménagées maths et sciences en 4e et 3e. Ces dispositifs existent aujourd'hui pour la musique ou le théâtre et l'objectif est de développer aussi la culture scientifique et technique» , a-t-elle déclaré lors d’une interview à France Inter. «On va expérimenter dans cinq académies dès la rentrée et on veut généraliser, avec au moins une classe de ce type dans chaque département, à la rentrée suivante», a-t-elle précisé. 

Une dizaine de classes

L'expérimentation sera lancée dans les académies d'Amiens, de Bordeaux, de Martinique, de Nancy-Metz et de Normandie, avec la création d’une dizaine de classes, selon un communiqué du ministère détaillant le plan global. 

Ces classes permettraient «d'avoir des activités supplémentaires pour découvrir les sciences, les maths autrement avec des chercheurs, des partenaires, que les chefs d'établissements et les recteurs sont en train de rechercher» et «de pouvoir sensibiliser des jeunes à la recherche, à l'expérimentation dans les sciences», a exposé l'ancienne Première ministre. 

La «pédagogie de projet permettra de développer l’appétence des élèves et notamment des filles pour les sciences», a ajouté le communiqué. 

«Ces classes, le cahier des charges c'est qu'elles doivent accueillir 50% de filles», a souligné Elisabeth Borne, parlant d'«une présence équilibrée de filles et de garçons» mais sans parler de quotas.

«Mobiliser la communauté éducative»

Cette initiative s'inscrit dans un plan «Filles et maths» de huit mesures visant à «mobiliser la communauté éducative et les parents» pour que «les jeunes filles prennent toute leur place dans les métiers des sciences de l'ingénieur et du numérique». 

Le premier «pilier» prévoit de «former et sensibiliser» aux biais de genre et aux stéréotypes dans l'apprentissage des mathématiques tous les professeurs dès la rentrée 2025, du primaire au lycée. 

La ministre a aussi fixé mardi un objectif de 50% de filles dans la spécialité mathématiques en terminale en 2030, contre 42% actuellement, dans un entretien aux Echos dévoilant l'essentiel de son plan.

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