Un sondage de l’institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, publié ce jeudi, a révélé que 7 Français sur 10 estiment «qu’il n’y a plus d’endroit en France où on puisse être en sécurité» dans le pays.
Une insécurité qui s’étend à l’ensemble du territoire. Lors d’une interview accordée à la chaîne Youtube «Legend», le ministre de la Justice Gérald Darmanin a déploré une «insécurité omniprésente en France», considérant qu’il n’y avait de nos jours «plus de lieux safe» dans le pays.
Un ressenti partagé par beaucoup. En effet, un sondage de l’institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD révèle que 70% des Français considèrent «qu’il n’y a plus d’endroit en France où on puisse être en sécurité».

Dans le détail, 65% des hommes et 74% des femmes ont répondu favorablement à la question posée par l’institut de sondage. Les personnes sondées ayant entre 18 et 24 ans sont les plus nombreux à juger qu’il n’y a «plus d’endroit en France où on est en sécurité» (77%), devant les 50-64 ans (74%) et les moins de 35 ans (72%).
Si on se penche du côté des catégories socioprofessionnelles, 75% des inactifs considèrent que cette insécurité s’étend à tout le territoire. Deux points de plus que les CSP- (73%) et 14 de plus par rapport aux CSP+.
L’extension de l’insécurité est davantage ressentie du côté des villes qui ont entre 20.000 et 99.000 habitants (74%) et des communes rurales (73%), devant l’agglomération parisienne (68%).

La gauche partagée, la droite catégorique
Du côté des proximités politiques, la gauche est divisée. En effet, si 59% des électeurs de La France insoumise et 53% du Parti socialiste sont «d’accord» avec le fait qu’il «n’y a a plus d'endroits en France où on puisse être en sécurité», 74% des sympathisants des Écologistes sont en désaccord avec la question posée par l’institut CSA.
Un désaccord partagé par 53% des Français qui se disent proche des idées de Renaissance et de la majorité présidentielle.
A l’opposé, 95% des électeurs du Rassemblement national et 81% des Républicains estiment «qu’il n'y a plus d'endroits en France où on puisse être en sécurité».

*Sondage réalisé les 6 et 7 mai par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.010 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.