Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Gaza n'est pas Auschwitz» : le Crif et la Licra vent debout contre les propos de Thierry Ardisson

Dès ce dimanche, la Licra et le Crif ont condamné les propos de l’animateur, jugeant cette analogie inacceptable. [@Geoffroy VAN DER HASSELT/AFP]

Samedi 10 mai, Thierry Ardisson s’est risqué à comparer la situation à Gaza au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Une phrase qui a fait réagir le CRIF et la Licra ce dimanche.

«Quand on parle de Thierry Ardisson, on parle souvent de polémiques.» C’est ainsi que Léa Salamé a introduit l’animateur samedi soir dans son émission «Quelle époque !» sur France 2. Et la journaliste ne croyait pas si bien dire.

Comme chaque samedi, le talk-show revenait sur l’actualité de la semaine et ce 10 mai, Léa Salamé recevait Thierry Ardisson, venu présenter son nouveau livre. Egalement invité sur le plateau, Raphaël Pitti, médecin humanitaire et de guerre, a décrit une situation humanitaire catastrophique à Gaza. Il a notamment évoqué : «Ces images, ces enfants dénutris, c’est ce qu’on a vu pendant la dernière guerre, c’est ce qu’on a vu dans les camps de concentration.» C’est alors que Thierry Ardisson a pris la parole, créant la polémique.

«C’est Auschwitz, voilà, c’est tout ce qu’il y a à dire», a-t-il lâché, avant d’ajouter : «On nous dira “mais vous saviez”. C’est ça qui est fou.» Une comparaison qui a rapidement provoqué l’indignation. 

Une analogie inacceptable

Dès ce dimanche, la Licra et le Crif ont condamné les propos de l’animateur, jugeant cette analogie inacceptable.  

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a ainsi dénoncé sur X une nouvelle banalisation de la Shoah dans le débat public : «Le nazisme et la Shoah ne sont pas l’alpha et l’oméga de toutes les crises nationales et internationales. Gaza n’est pas Auschwitz.»

Le président du Crif, Yonathan Arfi, a lui aussi réagi fermement sur le réseau social, écrivant : «Non, Thierry Ardisson, Gaza n’est pas Auschwitz !» 

Et de poursuivre : «La mémoire de la Shoah n’est jamais autant convoquée que par ceux qui veulent la retourner contre les Juifs. Je déplore, depuis le 7 octobre, la détresse de toutes les populations civiles, israéliennes et palestiniennes. Mais pour quel autre conflit emploie-t-on de telles analogies ? Aucune critique d’Israël ne justifie de le nazifier.»

Thierry Ardisson présente ses excuses  

Face à ces réactions, Thierry Ardisson, l’homme qui ne regrette rien et qui ne s’excuse jamais a pourtant décidé de revenir sur ses propos tenus la veille. 

Dans un communiqué transmis à l'AFP ce dimanche, l’animateur écrit : «L’émotion était sans doute trop forte et mon propos exagéré». «Je prie mes amis juifs de bien vouloir me pardonner», ajoute-t-il, rappelant au passage qu’il a, à plusieurs reprises, pris position publiquement contre l'antisémitisme. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités