A une semaine de l’élection du président des Républicains, Bruno Retailleau participera à un dernier grand meeting de campagne ce dimanche à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Une campagne qui touche à sa fin. Ce dimanche, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau participera à un meeting à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). C’est cependant en tant que candidat à la présidence des Républicains, dont le vote aura lieu le week-end du 17 et 18 mai prochain, que le locataire de Beauvau s’adressera à son auditoire.
Une occasion pour Bruno Retailleau de présenter son programme pour le parti de droite, orphelin d’un président depuis l’éviction d’Eric Ciotti, en juin dernier, à la suite de son ralliement avec le Rassemblement national. Tout au long de la campagne, qui l’oppose à Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau est allé à la rencontre de ses sympathisants partout en France, cumulant son statut de candidat à cette élection et son poste de ministre de l’Intérieur.
«Il a su recréer un lien avec les électeurs de droite. De nombreux militants et adhérents reviennent aux Républicains. Je suis fier de cette campagne», s’était félicité Othman Nasrou, directeur de campagne de Bruno Retailleau, dans un entretien accordé à CNEWS.
Un parti (re)mobilisé
Cette campagne entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez semble avoir remotivé de nombreux électeurs de droite.
Le 19 avril dernier les Républicains revendiquaient 117.600 adhérents, contre 43.000 en février. Un grand nombre d’électeurs qui seront ainsi amenés à se prononcer le 17 et 18 mai prochain.
Le ministre de l’Intérieur a obtenu les soutiens de nombreux cadres de son parti, tels que l’ancien Premier ministre Michel Barnier, le président du Sénat Gérard Larcher, ou encore la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.
Si les figures des Républicains ont choisi leur camp, cette campagne s’est déroulée sans opposition frontale et froide entre les deux candidats.
Malgré quelques désaccords, notamment autour de la proposition de Laurent Wauquiez d’envoyer les OQTF dangereux à Saint-Pierre-et-Miquelon, la «guerre des chefs», redoutée des électeurs de droite, a été évitée.