Soupçonné par Laurent Wauquiez de se rapprocher d'Édouard Philippe, Bruno Retailleau a répondu à son concurrent pour la présidence des LR, lors d'un meeting tenu ce dimanche à Boulogne-Billancourt.
Alors que la campagne de la présidence des Républicains s'est majoritairement déroulée sans opposition frontale entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, le ministre de l'Intérieur a implicitement répondu aux récentes accusations de son opposant.
Plus tôt dans la semaine, Laurent Wauquiez avait évoqué «des bruits» sur un pacte pour la présidentielle entre Bruno Retailleau et Édouard Philippe, le patron d'Horizons, affirmant ne pas vouloir que «les Républicains se diluent dans le macronisme».
Alors, à une semaine de l'élection du président des Républicains, le locataire de la place Beauvau a réaffirmé ses intentions pour l'élection présidentielle de 2027, lors de son dernier grand meeting de campagne à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
«Nous avons vocation à avoir notre étendard LR»
Face à un public de près de 2.000 personnes acquis à sa cause, où figuraient notamment au premier rang des ténors du parti (Gérard Larcher, Xavier Bertrand ou encore Sophie Primas), Bruno Retailleau a promis que son parti aurait «un étendard» lors de la présidentielle de 2027, avant de se montrer encore plus explicite : «Je le dis à ceux qui font mine de ne pas comprendre».
«La droite fière et sincère», le slogan de M. Retailleau, semble aussi cibler son rival, Laurent Wauquiez, présenté par certains de ses détracteurs comme «insincère».
Arrivé sur le son de Queen «The show must go on», Bruno Retailleau s'est employé à lancer ses flèches sur La France insoumise, car il l'assure : pendant cette campagne, «mes coups je les ai destinés uniquement à mes adversaires».