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«Le rapport sur les Frères musulmans commandé par Emmanuel Macron est complotiste», considère le député LFI Louis Boyard

Le député insoumis Louis Boyard a dénoncé un rapport «complotiste». [THOMAS SAMSON / AFP]

Le député insoumis Louis Boyard a dénoncé le rapport sur l’organisation des Frères musulmans et l’entrisme de l’islam politique dans la société française. L’élu du Val-de-Marne a qualifié cette publication de «complotiste» et à l’initiative d’Emmanuel Macron. 

Alors que le rapport choc sur les Frères musulmans a largement occupé l’espace politique et médiatique, poussant le gouvernement à se réunir pour trouver des solutions, une partie de la gauche a dénoncé le contenu de ce document. 

C’est le cas notamment de Louis Boyard. Ce vendredi 24 mai, lors d’un entretien accordé au Media, le député insoumis du Val-de-Marne a pointé du doigt «un rapport complotiste», «commandé» par Emmanuel Macron. «Il invente un complot musulman qui est cru par les hautes sphères de l’État», a ajouté le parlementaire. 

Intitulé «Les Frères musulmans et islamisme politique en France», ce rapport décrit la place de plus en plus prépondérante de l’organisation religieuse, accusée de faire de «l’entrisme islamique» au sein de la société française. 

Selon les chiffres issus de ce document, 139 lieux de culte musulmans sont liés aux Frères musulmans, et s’ajoutent 68 lieux «considérés comme proches de la fédération».

Un rapport qui divise 

Ce rapport a fait l’objet, par la suite, d’un conseil de défense ce mercredi 21 mai, poussant le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau à promettre «une meilleure organisation» de l’État face à l’islamisme. 

Il a cependant été dénoncé par d’autres cadres politiques, avant Louis Boyard. Ce jeudi 22 mai sur RTL, l’insoumis Eric Coquerel a demandé d’arrêter de «mettre sur le dos de l’islam tous les problèmes de ce pays». Le député a considéré que ce rapport alimentait «une vision complotiste» et mettait en cause «la visibilité de la religion musulmane». 

Du côté de la communauté religieuse, le recteur de la Grande mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz s’est inquiété, dans un communiqué, d’une «stigmatisation» des musulmans au nom de la lutte contre l'islamisme, tout en appelant les pouvoirs publics à la «cohérence».

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