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Taxis : en quoi va consister la réunion au ministère des Transports ce samedi en présence de François Bayrou ?

À la veille de la réunion avec les taxis dans son cabinet, le ministre des Transports a estimé que «les policiers ont autre chose à faire (...) dans notre pays que de passer jours et nuits avec les taxis». [© AFP]

L'intersyndicale des taxis s'est mobilisée toute la semaine en France pour protester contre un projet de nouvelle tarification de l'Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs conventionnés. Ce samedi 24 mai, ils sont attendus au ministère des Transports.

Un rendez-vous qui promet d'être houleux. Après cinq jours de manifestations de l'intersyndicale des taxis dans plusieurs communes françaises, le ministère des Transports a donné rendez-vous aux chauffeurs mécontents ce samedi, en présence de François Bayrou.

Dans le viseur des syndicats : un projet de nouvelle tarification de l'Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs de taxi conventionnés, approuvé le 16 mai dernier par le gouvernement dans un arrêté, qui doit entrer en vigueur en octobre prochain.

Avec cette nouvelle tarification, l'exécutif entend contrôler la croissance des dépenses de transport sanitaire qui ont atteint 6,74 milliards d'euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés. Mais ces trajets vers les hôpitaux ou cabinets médicaux représentent la majorité du chiffre d'affaires de nombreux chauffeurs, surtout dans les petites villes du territoire national. Raison pour laquelle ils ont manifesté tout au long de la semaine dans les Pyrénées-Atlantiques, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, le Var, les Hautes-Alpes mais aussi en Île-de-France.

Face à la colère des taxis, le Premier ministre «ouvrira» ce samedi une réunion avec les représentants des taxis organisée par le ministère des Transports. L'objectif est «d'échanger» avec la profession mobilisée depuis le début de la semaine, a précisé l'entourage du locataire de Matignon.

«On ne va pas faire machine arrière», prévient la porte-parole du gouvernement

À la veille de ce rendez-vous très attendu, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a affirmé dans les médias que le gouvernement n'allait «pas faire machine arrière» sur la nouvelle convention régissant le transport de patients, lançant «un appel au calme». 

«Il s'agit de faire entre 100 et 150 millions d'économies sur 6,3 milliards. Donc c'est 2% d'économies qui seront faites sur l'efficacité, pas sur le service au malade», a-t-elle justifié, expliquant que la réunion organisée ce samedi aura l'objectif de «travailler sur l'organisation des flux avec les taxis» afin de «s'assurer qu'on fait le maximum pour réduire les frais». 

De son côté, le patron du PS Olivier Faure a expliqué à la télévision qu'il souhaitait que l'on «puisse geler cette convention, qui n'est pas d'ailleurs entrée en vigueur», à l'issue d'une rencontre avec des taxis dans la ville de Pau, fief du Premier ministre. 

L'assurance maladie défend une convention avantageuse pour les taxis

Selon le directeur général de l'Assurance maladie Thomas Fatôme, «la très grande majorité des taxis seront gagnants avec ce nouveau modèle (...) qui s'appuie sur une logique de transporter davantage de patients», a-t-il déclaré dans les colonnes du Parisien jeudi. 

Le représentant du système de santé français a affirmé vouloir «construire un modèle vertueux avec les taxis», à savoir «économiquement pertinent pour eux et soutenable pour l'Assurance Maladie». 

Cependant, le vice-président de l'Union des taxis du Var, Thibault Lafontaine, a expliqué à l'AFP que les prix augmentaient à cause de la «population qui vieillit», mais aussi des déserts médicaux

«On a des exemples assez poignants de gens qu'on transporte et qui vous expliquent qu'ils ont un hôpital à 20 km, mais qu'il ne peut pas les soigner. Donc les gens font 150 km. Et donc c'est pour ça que (les dépenses) ont augmenté. Parce que la population vieillit, la population est plus malade et on a détruit le système de santé», a-t-il déploré. 

Les chauffeurs VTC en ligne de mire

Autre sujet de conflit : la concurrence avec les conducteurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC), accusés de ne pas respecter la loi leur interdisant de faire la maraude autour des gares et des aéroports. Au cours de la semaine de mobilisation des taxis, de nombreux incidents ont été recensés. La directrice générale d'Uber France, Laureline Seryeis, a dénoncé dans la presse la traque de chauffeurs VTC par une «milice» de taxis en France. Un phénomène que la porte-parole du gouvernement a jugé «pas acceptable (...) dans un pays de droit». 

À la veille de la réunion avec les taxis dans son cabinet, le ministre des Transports Philippe Tabarot a lancé «un appel au calme», estimant que «les policiers ont autre chose à faire (...) dans notre pays que de passer jours et nuits avec les taxis». Ambiance.

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