En hommage à la surveillante tuée par un collégien mardi à Nogent (Haute-Marne), la ministre de l’Éducation nationale Elisabeth Borne a annoncé ce mercredi avoir demandé une minute de silence dans tous les établissements scolaires ce jeudi.
Un temps laïc. Au lendemain de la mort de Mélanie G., une surveillante de collège à Nogent (Haute-Marne), poignardée mardi par un élève, la ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne a annoncé ce mercredi avoir demandé une minute de silence. Elle sera observée dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à la victime.
La toute première minute de silence officiellement respectée remonte au 11 novembre 1919 en France. Le gouvernement de l'époque, dirigé par le président de la République Raymond Poincaré, entendait ainsi commémorer le premier anniversaire de l'armistice de la Première Guerre Mondiale.
Une loi avait même été votée en ce sens le 25 octobre de la même année afin de rendre hommage aux morts pour la France durant la Grande Guerre. La minute de silence a également connu une évolution. Selon une loi du 28 février 2012, la minute de silence du 11 novembre sert désormais à rendre hommage à «tous les morts pour la France, d'hier comme ceux d'aujourd'hui, civils et militaires».
Un sens désormais plus large
En dehors du 11 novembre, la minute de silence a toutefois pris un sens plus large et a été observée plusieurs fois dans l'histoire aux XXe et XXIe siècles afin d'adresser ses pensées aux victimes de catastrophes naturelles et d'attentats, principalement lorsque des moments de deuils nationaux ont été décrétés par les autorités. Ce moment de recueillement implique également que tous les drapeaux doivent être mis en berne, principalement ceux des bâtiments appartenant à l'Etat et à l'administration publique, comme les mairies, les écoles ou encore les tribunaux.
Et si la tradition de la minute de silence a été officiellement lancée en France, d'autres pays se la sont appropriés. En Angleterre, ce temps dure traditionnellement deux minutes, tandis qu'aux Etats-Unis ce sont trois minutes qui ont été observées trois jours après les attentats du 11 septembre 2001.