Le député du Rassemblement national Franck Allisio a annoncé sa candidature aux prochaines élections municipales de Marseille (Bouches-du-Rhône) ce mercredi. L’élu entend placer la sécurité au cœur de son programme.
Le Rassemblement national part déjà en campagne dans la cité phocéenne. A l’approche des élections municipales, en mars 2026, le député RN Franck Allisio a annoncé sa candidature dans la 2e ville la plus peuplée de France. «Pour que Marseille fasse à nouveau rêver, nous allons mettre Marseille en ordre», a-t-il écrit sur X ce mercredi.
Pour que Marseille fasse à nouveau rêver, nous allons remettre Marseille en ordre.
Je suis candidat pour être le maire de tous les Marseillais. pic.twitter.com/hGFykHU9on— Franck Allisio (@franckallisio) June 18, 2025
Un ancien des Républicains
Natif de Marseille, le nouveau candidat aux municipales a un temps été membre des Républicains, travaillant au côté du sénateur Roger Karoutchi, puis de Nathalie Kosciusko-Morizet.
En 2015, Franck Allisio a rejoint le Front national, pour occuper le poste de porte-parole de Marion Maréchal lors des élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Conseiller municipal de Marseille, de juin 2020 à août 2022, il est élu député de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône, puis réélu en 2024, après la dissolution de l'Assemblée nationale.
Le créateur du «RPR»
En juin 2023, Franck Allisio a annoncé la (re)fondation du RPR, le Rassemblement pour la République, ancien parti de Jacques Chirac, devenu l’UMP, puis Les Républicains.
Une décision qui avait été vivement contestée par Eric Ciotti, son allié d’aujourd’hui, qui à l’époque, en tant que président des LR, avait dénoncé «des petits calculs politiciens».
La sécurité au cœur du programme
En tant que candidat à la mairie de Marseille, Franck Allisio propose d’augmenter les effectifs de la police municipale «d’au moins un millier», appelant également à «réfléchir au matériel de nos policiers».
Défendant «la tranquillité des Marseillais dans leur quotidien», Franck Allisio entend lutter contre l’insécurité et les trafics de drogue, qui gangrènent la cité phocéenne et qui font de nombreuses victimes chaque année.
Selon un sondage Ipsos, publié le 4 juin dernier, le député RN serait crédité de 19% des voix lors des prochaines municipales, peu importe les configurations à gauche et au centre, derrière le maire socialiste sortant Benoît Payan (25%) et la liste conduite par Martine Vassal, soutenue par Renaissance, Les Républicains, le MoDem, Horizons et l’UDI, pronostiquée à 23%.
«Tordre le cou aux polémiques»
Le 7 mai dernier, la justice a ouvert une enquête après un signalement de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur sur l'utilisation des moyens mis à disposition du Rassemblement national, qui auraient notamment été détournés pour les activités du député Franck Allisio.
En novembre 2024, à la suite d'une enquête de Marsactu, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avait annoncé l'ouverture d'une enquête interne sur l'utilisation par le RN des moyens mis à sa disposition à l'assemblée régionale.
Interrogé par l'AFP, Franck Allisio, également président du groupe RN au Conseil régional, s'était dit «tout à fait heureux qu'il y ait une enquête». «Ça permet de clarifier, de tordre le cou à des polémiques qui sont politiques», avait ajouté l'élu.