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Budget 2026 : arrêts maladie, médicaments, soins... Ces coupes envisagées dans la santé

Le Premier ministre François Bayrou a annoncé mardi des mesures drastiques pour réduire le déficit public et faire 43,8 milliards d'euros d'économies en 2026. [REUTERS/Abdul Saboor]

Ce mardi, le Premier ministre a annoncé plusieurs coupes budgétaires dans le cadre d'un plan de réduction de «5 milliards d'euros» des dépenses de santé annuelles. François Bayrou souhaite notamment une révision du statut des affections de longue durée et «mettre fin à une dérive» des arrêts maladie.

Un secteur dans le viseur du gouvernement. Alors que les dépenses de santé augmenteront de 10 milliards d’euros l’année prochaine selon François Bayrou, le Premier ministre a demandé mardi qu’elles soient freinées de «l’ordre de» cinq milliards l’an prochain. Le chef du gouvernement a réclamé notamment un effort de «responsabilisation» des Français en payant une franchise plus élevée sur leurs dépenses de médicaments.

Les dépenses de santé «augmenteront l'année prochaine de 10 milliards d'euros. Ce n'est pas soutenable. Je propose que nous fassions l'effort de limiter cette hausse de moitié», a indiqué le chef du gouvernement lors de la présentation de son plan de maîtrise du déficit des finances publiques. Mais concrètement, quelles sont les coupes envisagées pour se faire ?

La franchise sur les boîtes de médicaments

Le 24 juin dernier, l’Assurance maladie avait déjà proposé un plan de 3,9 milliards d’euros d’économies. De son côté, François Bayrou souhaite «responsabiliser les patients pour que le coût de la santé soit plus concret pour nos concitoyens». Pour cela, le Premier ministre a pris l’exemple de la franchise sur les boîtes de médicaments payées par les assurés sociaux.

«Chaque fois que nous achetons une boîte de médicaments, nous en payons une partie» (1 euro par boîte, ndlr) avec un plafond fixé «à 50 euros par an», a expliqué François Bayrou. «Nous pousserons ce plafond à 100 euros», a-t-il ajouté.

La ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Catherine Vautrin, a de son côté précisé que les franchises seraient désormais «versées directement au comptoir» par l'assuré, «tout simplement pour être plus visibles, pour aider chacun à mieux économiser».

Révision du statut des affections de longue durée

De plus, le Premier ministre souhaite une révision du statut des affections de longue durée, avec la «sortie du statut» dans certains cas. «20% des Français sont en affection de longue durée contre 5% de la population allemande. (...). Et je ne crois pas que les Français soient en plus mauvaise santé que les Allemands», a souligné François Bayrou.

Pour limiter cela, Catherine Vautrin et l’Assurance maladie avaient évoqué la possibilité que les personnes déclarées guéries ou en rémission perdent ce statut d’affection de longue durée, quitte à le retrouver rapidement si leur pathologie reprenait.

Les arrêts maladie dans le viseur

Puis, pour parvenir à limiter ces dépenses de santé, le chef du gouvernement veut «mettre fin à une dérive» des arrêts maladie. «Les contrôles qui ont été exécutés sur les arrêts maladie de plus de 18 mois ont montré que pour 50% d'entre eux, ces arrêts de travail n'étaient plus justifiés», a-t-il déploré.

Pour cela, le Premier ministre souhaite qu'un salarié puisse reprendre le travail après plus de 30 jours d'arrêt maladie sans voir le médecin du travail. «A l'exception des maladies professionnelles et des accidents du travail, on dira que c'est le médecin généraliste ou spécialiste qui déterminera la possibilité de reprise du travail», a précisé François Bayrou.

«Comme nous manquons cruellement de médecins du travail, comme d'autres spécialités, des dizaines de milliers de personnes qui souhaiteraient reprendre le travail en sont empêchées (...), c'est absurde», a-t-il expliqué. 

Par ailleurs, le Premier ministre a également annoncé un «projet de loi à l'automne sur la fraude fiscale et sociale, pour mieux la détecter et la sanctionner et retrouver l'argent perdu». Il ne reste plus qu’à savoir si ces coupes budgétaires seront retenues lors de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale, prévu à l’automne prochain. 

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