À Landunvez (Finistère), la plage de Penfoul subit une vague de critiques sur les réseaux sociaux, entraînant une baisse drastique de nageurs, de surfeurs et de promeneurs sur place.
Une plage à l’abandon. Dans le Finistère, à Landunvez, la plage de Penfoul est de plus en plus désertée. Et pour cause, une mauvaise réputation liée à une pollution bactérienne.
Selon Franceinfo, en cas de fortes pluies, des bactéries sont charriées jusqu’à cette plage par le biais d’un petit cours d’eau. Ces bactéries, telles que l'Escherichia coli, proviennent des champs situés aux alentours.
Et le risque auxquels ces bactéries exposent ont fait fuir les nageurs, les surfeurs et même les promeneurs. Pour Grégory Closier, un propriétaire de club de surf sur cette plage interrogé par France 3 Bretagne, «c’est brutal».
Il a expliqué n’avoir jamais vu cela en vingt ans et avoir perdu près de 50% de son activité depuis le début de l’été : «Je suis sûr que si l'on recherche sur internet la commune de Landunvez, la première recherche va être : plage de Penfoul polluée».
Pourtant, selon lui, «il n'y a aucun souci sanitaire, on peut parfaitement se baigner ici. Dans tous les cas, la qualité de l'eau est regardée de près par les agences sanitaires».
Des tests effectués chaque semaine
En effet, l'Agence régionale de santé (ARS) réalise une batterie de tests chaque semaine pour évaluer la qualité de l'eau de la plage de Penfoul. En fonction des résultats, l’eau est jugée mauvaise, moyenne ou bonne.
Si Grégory Closier ne «nie pas le potentiel problème de pollution qui peut intervenir après un épisode pluvieux», il aimerait néanmoins que les «tests soient plus nombreux pour représenter la réalité».
Et pour cause, selon le professeur de surf, les analyses sont effectuées dans une zone tampon qui ne reflète pas la qualité du reste de la plage : «Dans cette zone, la salinité n'est pas comparable à celle où les surfeurs se baignent. Et le brassage dû aux vagues et aux marées n'est pas le même non plus».
Ainsi, en attendant que l’ARS évolue vers deux tests par semaine, Grégory Closier a pris les devants et effectue les analyses lui-même. Il appelle notamment les pouvoirs publics à agir avec lui : «On pourrait remettre par exemple des talus sur les champs des bassins-versants pour empêcher que les produits ou le lisier n'arrivent jusqu'à la plage».
«Il faut agir là où l'on peut, car on ne pourra jamais empêcher les marées ou la pluie», a-t-il finalement conclu.