Un jeune homme de 21 ans a succombé à ses blessures après avoir été poignardé samedi 19 juillet à Rennes. Cinq personnes avaient été placées en garde à vue, parmi lesquelles deux ont été mises en examen et écrouées.
Une victime à peine majeure. Samedi soir, rue Ferdinand de Lesseps, à Rennes, un jeune homme connu des forces de l’ordre a été poignardé aux alentours de 20 heures. Transporté au CHU de Pontchaillou, le jeune homme âgé de 20 ans n'a pas survécu à ses blessures, malgré les tentatives de réanimation.
À son arrivée au service des urgences, il présentait une «plaie grave à l’abdomen, semblant résulter de violences par arme blanche», avait indiqué le parquet de Rennes.
Deux personnes mises en cause dans le meurtre d'un jeune homme de 20 ans, poignardé mortellement le 19 juillet à Rennes aux abords d'une station de métro, ont été mises en examen et écrouées, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.
«L'hypothèse d’un règlement de comptes en lien direct avec le trafic de stupéfiants n’est pas privilégiée à ce stade de la procédure», précise dans un communiqué Matthieu Thomas, procureur de la République adjoint. Tous deux âgés de 20 ans, ils ont été placés en détention provisoire.
Cinq personnes placées en garde à vue
Une semaine après cet homicide, «deux individus impliqués dans la scène du crime» ont été mis en examen, l'un pour meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs, l'autre pour complicité de meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs, indique le parquet de Rennes.
Le premier mis en cause «admet être l’auteur du coup de couteau mortel porté à la victime dans un contexte d’altercations répétées entre eux, tandis que le second conteste avoir pris part à tout acte préparatoire de cette scène de crime», précise Matthieu Thomas.
C’est dans le quartier de Cleunay, connu pour abriter un trafic de stupéfiants, que la victime avait été attaquée. Les trois personnes ayant accompagné le jeune homme se faire soigner avaient été placés en garde à vue et affirmé, selon les policiers, avoir pris en charge le jeune homme sur la voie publique, à sa demande, pour l’emmener à l’hôpital. Deux autres personnes qui s’étaient présentées à l’hôpital pour prendre des nouvelles du blessé avaient, elles aussi, été placées en garde à vue.
Au parquet, les deux individus avaient «expliqué avoir été alertés par des tiers sur une scène de violences survenue aux abords de la station de métro Cleunay, dont ils n'ont pas été eux-mêmes témoins, et lors de laquelle leur ami, avec qui ils avaient passé une partie de la journée, avait reçu des coups de couteau», a détaillé le parquet.
Après leur interrogatoire, les cinq personnes avaient été remises en liberté. Une autopsie ainsi qu’une série de constatations matérielles et techniques étaient programmées dans la foulée.