«Il manque des moyens au ministère de la Justice mais aussi parfois un peu de bon sens», a déploré le ministre Gérald Darmanin lors d'un point presse tenu ce mardi devant le tribunal judiciaire de Nanterre.
Davantage de fermeté. Gérald Darmanin était en déplacement au tribunal judiciaire de Nanterre ce mardi 29 juillet. À cette occasion, le ministre de la Justice a indiqué vouloir réformer le système judiciaire français.
«Il manque des moyens au ministère de la Justice mais aussi parfois un peu de bon sens», a estimé Gérald Darmanin, qui, à l’exemple de la pénitentiaire et des prisons de haute-sécurité, veut «mettre du bon sens dans le système».
«Que des gens puissent avoir plusieurs sursis d’affilée, c’est le contraire du sursis. Le sursis, c'est un carton jaune comme dans le football et au bout de deux cartons jaunes, on a un carton rouge. Si on multiplie les cartons jaunes, on n’est plus très crédible», a estimé le ministre de la Justice dans cette analogie sportive.
Dix propositions de «bon sens»
«Je constate qu’on est passé de 94.000 années de prison prononcées par les juges en 2018 à 122.000 années en 2024 et nous avons une surpopulation carcérale qui bat tous les records et pour autant une peine de prison n’est pas effectuée», a déploré Gérald Darmanin.
Ainsi, pour «mettre du bon sens» dans la Justice, le ministre a proposé dix articles de loi. Parmi ces derniers, «un sursis et un seul, le magistrat a la totale liberté d’appréciation», a précisé Gérald Darmanin.
Par ailleurs, le garde des Sceaux souhaite une utilisation plus grande des jours-amendes comme en Allemagne. «Aujourd’hui, ils existent mais ils sont très peu utilisés», a-t-il souligné, ajoutant : «On condamne d’abord les gens aux amendes et s’ils ne les paient pas ils vont en prison».
«Bref nous sommes en train de mettre du bon sens sans que cela soit une révolution judiciaire», a conclu Gérald Darmanin