Arrivée en France pour poursuivre ses études à Sciences Po Lille, une étudiante gazaouie, Nour Attalah, est pointée du doigt pour des propos antisémites et pro-nazis qu'elle a publiés sur les réseaux sociaux. Des élus, notamment du RN, demandent la révocation de son statut de réfugiée et son expulsion.
Des propos odieux et une polémique qui enfle. Âgée de 25 ans, Nour Attalah est arrivée en France au cours de ce mois de juillet. Hébergée par Sciences Po Lille, qui lui a accordé une bourse d’études, la jeune femme originaire de Gaza fait depuis scandale avec la révélation de certaines de ses publications sur les réseaux sociaux.
✈️ Mme Nour Attalah doit perdre son statut de réfugiée, et être expulsée.
Après la révélation de ses prises de position antisémites, pro-nazies, et glorifiant les attentats du 7 octobre, elle constitue d'évidence une menace pour la France.
Mon courrier à Bruno Retailleau 👇 pic.twitter.com/vRs77oe1Th— Matthias RENAULT (@MatthiasRN) July 30, 2025
Matthias Renault, député RN de la Somme, a donné l'alerte ce mercredi 29 juillet en adressant une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Dans cette dernière, l’élu réclame la révocation de l’asile et l’expulsion de Nour Attalah, estimant qu'elle constitue une «menace grave pour la sécurité publique».
Pour appuyer sa demande, l'élu a mis en avant les publications de la jeune Gazaouie sur les réseaux sociaux et notamment sur son compte X, depuis supprimé. Sur ce dernier, elle avait notamment relayé des messages de «glorification d’Adolf Hitler» et aux attentats du 7-Octobre, ou encore des appels à «tuer les juifs partout» et exécuter les otages israéliens aux mains du Hamas.
Après avoir glorifié Hitler, une réfugiée palestinienne logée par le directeur de Sciences Po Lille partage des messages demandant l'exécution des otages israéliens : on attend la réaction du directeur de sciences Po Lille, l'hébergeur de l'horreur ! pic.twitter.com/kl9w3IzPIl
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) July 30, 2025
L'ancien député européen, Gilbert Collard a, lui aussi, dénoncé ces publications en relayant des captures d'écran.
«Des propos inacceptables et inquiétants»
L'avocat a également estimé que «ces prises de position répétées constituent une menace grave pour la sûreté de l’État ou, à tout le moins, une menace grave pour la société française».
Face à cette situation, Bruno Retailleau a ensuite rapidement réagi : «Présente sur notre territoire, en raison d’une procédure d’entrée pour laquelle notre ministère n’est pas compétent, une étudiante palestinienne a tenu des propos inacceptables et inquiétants», a indiqué le ministre de l'Intérieur sur X.
«J’ai immédiatement demandé de faire fermer ce compte haineux, et donné instruction au préfet de saisir la justice. Les propagandistes du Hamas n’ont rien à faire dans notre pays», a-t-il ajouté.
Ce mardi, quelques jours seulement après son arrivée sur le territoire national, Nour Attalah, a témoigné auprès de RMC, déclarant : «Je suis enfin dans un endroit sûr». Grâce à la bourse qu’elle a obtenue, la jeune femme a expliqué vouloir agir dans l'«humanitaire pour retourner aider les Gazaouis».
Le contenu de ces publications entre en contradiction frontale avec les valeurs portées par Sciences Po Lille, qui lutte contre toute forme de racisme, antisémitisme et discrimination, ainsi que contre tout type d’appel à la haine, contre quelque population que ce soit.
— Sciences Po Lille (@ScPoLille) July 30, 2025
Enfin, Sciences Po Lille a indiqué avoir pris «la décision d’annuler l’inscription prévue de cette étudiante dans (son) établissement», du fait de ces publications qui entrent «en contradiction frontale avec les valeurs portées par l'école».
Un signalement au procureur effectué
Le Ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a appuyé la décision de l'école, expliquant sur X : «La France n'a pas à accueillir des étudiants internationaux qui font l'apologie du terrorisme, de crimes contre l'humanité et de l'antisémitisme. Qu'ils viennent de Gaza ou d'ailleurs».
La France n'a pas à accueillir des étudiants internationaux qui font l'apologie du terrorisme, de crimes contre l'humanité et de l'antisémitisme. Qu'ils viennent de Gaza ou d'ailleurs, des étudiants internationaux tenant ou relayant de telles propos n'ont pas leur place dans…
— Philippe Baptiste (@PhBaptiste) July 30, 2025
Philippe Baptiste avait été rappelé à l'ordre mi-juillet par la ministre de l'Éducation nationale, Elisabeth Borne. En effet, le ministre avait déclaré que le terme «islamo-gauchisme n’existe pas en tant que terme universitaire, il n’est même pas bien défini, donc cette notion n'existe pas».
Il avait toutefois concédé que «des abus» avaient bien lieu dans l'enseignement supérieur.
Elisabeth Borne a quant à elle indiqué qu'un «Un signalement au procureur a été effectué dans le cadre de l’article 40 du code de procédure pénale», confirmant que «l'inscription de l’étudiante a été annulée.»
Les messages de l'étudiante accueillie à Sciences Po Lille sont inadmissibles.
Notre engagement est total contre l'antisémitisme sous toutes ses formes. Un signalement au procureur a été effectué dans le cadre de l’article 40 du code de procédure pénale. L’inscription de…— Élisabeth BORNE (@Elisabeth_Borne) July 30, 2025
«Des étudiants internationaux tenant ou relayant de tels propos n’ont pas leur place dans notre pays. Le gouvernement fera preuve de la plus grande fermeté», a-t-elle ajouté.