Après la mort de Quentin, 23 ans, à l’issue d’une agression en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, Yaël Braun-Pivet a suspendu à titre conservatoire les droits d’accès au Palais-Bourbon de Jacques-Elie Favrot, un assistant parlementaire LFI cité par plusieurs témoins.
Des faits d'une «extrême gravité». C'est en ces termes que la présidente de l'Assemblée Nationale Yaël Braun-Pivet a évoqué, ce lundi 16 février la mort de Quentin, «décédé des suites d'une violence inouïe et intolérable», samedi 14 février, en marge d'une conférence accordée par l'eurodéputée LFI Rima Hassan sur le campus de Sciences Po Lyon la veille.
La locataire du perchoir a par ailleurs formalisé, dans un même communiqué, l'interdiction de l'accès au Palais Bourbon à Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.
Car si l'enquête ne fait que débuter, celui qui est désormais persona non grata au Palais Bourbon a été identifié «par plusieurs témoins» comme étant l'un des agresseurs présumés du jeune homme de 23 ans.
À la suite du décès de Quentin à Lyon et au regard de témoignages mentionnant M. Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault, j'ai décidé, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, de suspendre ses droits d'accès à… pic.twitter.com/9j61obEvEr
— Yaël Braun-Pivet (@YaelBRAUNPIVET) February 16, 2026
La Présidente a ainsi «décidé de suspendre, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l'enquête judiciaire, les droits de ce dernier», en application de l'article 3 de l'ordonnance n°58-1100 du 17 novembre 1958. «Toute autre mesure susceptible d'être prise ne peut l'être que par son député-employeur», précise le communiqué de la Présidence de l'Assemblée.
Jacques-Elie Favrot nie toute responsabilité
«La présidente continuera à veiller avec fermeté à la sécurité des personnes et des lieux à l'Assemblée nationale, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour la garantir», a encore expliqué Yaël Braun-Pivet.
La veille, dimanche 15 février, l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault a par ailleurs indiqué, dans un communiqué, se retirer de ses fonctions «le temps de l'enquête», réfutant une quelconque responsabilité dans la mort du militant identitaire à Lyon.