Aujourd'hui, deux tiers des villages français n'ont plus de bistrot. Cet espace de convivialité, autrefois indispensable à la vitalité de nos petites communes, tend à disparaître, au grand désarroi des riverains.
Y-a-t-il un bistrot à côté de chez vous ? La question pouvait paraitre absurde dans les années 1960, aujourd'hui, elle n'est plus si incongrue. Lieu de convivialité et véritable poumon d'un village, le bistrot n'est plus en odeur de sainteté.
Pire, ce repère pour des milliers de Français est en train d'être rayé de la carte. Ils étaient 200.000 dans les années 1960 et ne seraient plus que 30.000 aujourd'hui. Conscient de leur rôle essentiel, le ministère de la Culture a inscrit en 2024 «les pratiques sociales et culturelles des cafés et bistrots de France» à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français. «C'est un endroit essentiel. En plus des retrouvailles avec les amis, c'est aussi un lieu d'échange pour tous les artisans», nous confie un riverain des Yvelines.
Une loi pour freiner la disparition des bistrots
«C'est très triste, c'est des choses qui se perdent mais il ne faut pas se laisser abattre. Le bistrot, c'est quelque chose que l'on ne retrouvera jamais. Il ne faut pas les fermer», tance un gérant de bistrot dans ce département d'Île-de-France.
Pour freiner leur disparition, une nouvelle loi vise à faciliter l’ouverture des débits de boissons dans les villages de moins de 3.500 habitants.