En quête de repreneurs pour 91 de ces établissements depuis janvier dernier, le distributeur Auchan va céder 72 supermarchés au groupement Mousquetaires (Intermarché, Netto) a-t-on appris ce mardi 2 juin.
Une bonne nouvelle pour le distributeur nordiste. Auchan va céder 72 de ses supermarchés à Intermarché, a indiqué ce mardi 2 juin le groupe de la famille Mulliez. En janvier, l’entreprise avait annoncé envisager de vendre 91 supermarchés au groupement Mousquetaires.
En revanche, «17 supermarchés non repris feront l'objet d'un nouveau projet, qui sera posé, site par site, en fonction de son environnement et partagé aux instances représentatives du personnel», a ajouté le groupe Auchan.
«Dans cette attente, les 17 magasins restent exploités par Auchan France et les collaborateurs restent salariés d'Auchan», a-t-il précisé.
Les Mousquetaires auraient renoncé à reprendre ces 17 supermarchés car ces derniers «sont dans le rouge», a avancé Mouhsine Amrani, délégué syndical central CGT d'Auchan, interrogé par l'AFP.
1.000 emplois encore en jeu
La CFDT a de son côté dénoncé dans un tract la situation de ces 17 magasins qui sont «dans l'incertitude totale». Selon Mouhsine Amrani, «ça correspond à près de 1.000 emplois», ajoutant «on a peur de la fermeture de ces sites s'il n'y a pas de repreneur.»
Par ailleurs, deux supermarchés, situés à Tourcoing (Nord) et Le Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), resteront finalement dans le périmètre d'Auchan Retail France, portant à 13 le nombre de supermarchés conservés par le groupe.
Ce lundi 1er juin, l'Autorité de la concurrence avait annoncé qu'elle se penchait sur le projet d'Auchan et du groupement Mousquetaires, annoncé en janvier, de créer une entreprise commune pour l'exploitation de 167 magasins en France.
Auchan fait état de son côté de «164 supermarchés (qui) rejoindraient la nouvelle entité juridique autonome désormais appelée A+Super, détenue par Auchan Retail France et exploitée en franchise sous enseigne Intermarché ou Netto».
Auchan est le 5e distributeur dans le pays en parts de marché, derrière E. Leclerc, Carrefour, Intermarché et Coopérative U.
Le groupe souffre de la concurrence des groupements indépendants, où les conditions sociales, notamment, sont généralement moins-disantes, et de son positionnement historiquement fort sur les hypermarchés, désormais moins en vogue. Il a ainsi lancé une vaste transformation de son parc français.