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Prison de Vendin-le-Vieil : la justice ordonne l’assouplissement du traitement d’un nouveau détenu

Un juge a reconnu, lundi 19 août, qu'un détenu du quartier de haute sécurité dédié aux narcotrafiquants à la prison de Vendin-le-Vieil était soumis à des conditions de détention «indignes». L'administration pénitentiaire a dix jours pour y mettre un terme.

Une décision immédiatement contestée par le parquet. Récemment placé en détention provisoire dans le tout nouveau quartier de haute sécurité de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, un détenu s'est plaint de ses conditions d'incarcération.

Parmi plusieurs griefs qu'il reprochait à l'administration pénitentiaire, l'individu s'est plaint de se voir imposer un réveil toutes les deux heures au cours de la nuit, «par l'allumage systématique de la lumière dans sa cellule», selon l'ordonnance d'un juge des libertés et de la détention qui a examiné son cas et dont l'AFP a obtenu une copie.

Une décision suspendue par un appel du parquet

Le magistrat, qui a confirmé que cela constituait bien «une pratique susceptible d'affecter gravement la qualité de son sommeil, d'affecter sa santé mentale et, in fine, de porter atteinte à sa dignité», a donné dix jours à l'administration pénitentiaire pour y mettre fin.

Mais le parquet de Lille a confirmé à l'AFP avoir fait appel de cette décision, suspendant ainsi l'exécution de l'ordonnance. «On peut espérer qu'elle soit infirmée en appel et qu'il n'y ait pas de précédent [...], mais il y a plus de chances qu'elle soit confirmée», a déploré Pierre-Marie Sève, directeur du think tank de l'Institut pour la Justice, auprès de CNEWS.

Plusieurs détenus contestent leur transfert

Entre fin juillet et début août, 88 détenus, dont la majorité sont en détention provisoire, ont rejoint le premier quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) installé à Vendin-le-Vieil, un projet annoncé en mars 2025 par le ministre de la Justice Gérald Darmanin.

Parmi eux figure notamment Mohamed Amra, dont l'évasion sanglante en mai 2024 dans l'Eure a coûté la vie à deux agents pénitentiaires. Une vingtaine de ces détenus contestent déjà leur transfert devant la justice administrative, selon l'entourage du garde des Sceaux.

Quatre audiences de référé-suspension, chacune dirigée contre une décision de placement en QLCO à Vendin-le-Vieil, sont prévues lundi et mardi prochain au tribunal administratif de Lille.

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