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«On vit un niveau de violence jamais atteint» : Clermont-Ferrand rongé par le narcotrafic

Clermont-Ferrand fait actuellement face à une recrudescence de violences liées au trafic de stupéfiants. Quatre décès liés au narcotrafic ont été recensés depuis février 2025.  

Depuis la fin juillet 2025, Clermont-Ferrand est officiellement classée en zone de sécurité renforcée, rejoignant la liste des communes placées sous surveillance accrue par le gouvernement en raison de la montée de la criminalité organisée, des trafics de drogue et des violences urbaines.

La ville auvergnate est devenue, en quelques mois, l’une des plaques tournantes du trafic de stupéfiants, en particulier autour de l’avenue Charras, devenue symbole d’un quartier gangréné par la violence.  

«Comme vous voyez ici il n’y a aucune présence policière, aucune caméra de vidéosurveillance. On a le sentiment ici qu’on est dans une zone de non-droit. Les délinquants sont en terrain conquis. C'est leur territoire», déplore Julien Bony, candidat Les Républicains à la mairie de Clermont-Ferrand.

Face à cette insécurité grandissante, il tire la sonnette d’alarme. «On vit un niveau de violence jamais atteint à Clermont-Ferrand ». Il ajoute : «Nous avons des maisons qui sont incendiées. Nous avons des homicides, des attaques au couteau, des attaques à l’arme de poing.»

En effet, depuis le début de l’année, quatre homicides, et un blessé, liés au trafic de drogue ont été recensés, du jamais-vu pour la ville.  

Une série noire qui se poursuit  

Tout a commencé le 11 février dernier : un Clermontois de 25 ans est tué rue Poncillon. Et le massacre a continué : le 20 avril, un jeune Albanais de 19 ans est abattu avenue Charras. Le 18 mai, dans le quartier de Croix-de-Neyrat, la police découvre le corps calciné d’un adolescent de 17 ans, un couteau planté dans la tempe.  

Le 27 juillet, un jeune homme est grièvement blessé par balle, dans ce qui s’apparente à un règlement de comptes. Selon plusieurs jeunes témoins de la scène, il s’agirait d’un conflit territorial entre deux gangs rivaux. «Ils n’ont pas assumé, ils se sont fait tirer dessus», raconte l’un d’eux.

Enfin, le 13 août, un homme de 28 ans est retrouvé mort dans une voiture incendiée. Dix jours plus tard, le parquet de la ville a révélé qu'un homme d'une vingtaine d'année et ayant des antécédents judiciaires liés au trafic de stupéfiants avait été arrêté et mis en examen pour «meurtre en bande organisée» et «association de malfaiteurs criminelle». Avant cette série noire, le dernier meurtre lié au trafic de drogue remontait à 2019. 

Mais la brusque escalade de ces derniers mois a semé la peur dans la ville, et les habitants ne se sentent plus en sécurité. «Je vis ici depuis un an, et la situation ne fait qu’empirer. Les groupes [de trafiquants, ndlr] sont en train de grandir», confie une habitante à notre micro.  

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