À Clermont-Ferrand, l’église Notre-Dame de Neyrat a servi de planque à des trafiquants qui cachaient leur drogue dans les rebords de toit. Un symbole de la délinquance qui touche ce quartier sensible.
Dans une église située à quelques centaines de mètres d'un des plus importants points de deal de Clermont-Ferrand, le clergé a eu la mauvaise surprise de découvrir de la drogue stockée dans les rebords de toit. «Ils ont servi pendant très longtemps à faire une planque», souligne Jean-Claude Sevin, animateur de la messe de l'église Notre-Dame de Neyrat.
Pour mettre fin à cette activité illégale, des grillages ont été installés tout autour de l'église. «Depuis, on pense qu'on a eu moins de problèmes et je pense que ça a arrêté le dépôt», dit-il, rassuré d'avoir mis un terme à ce narcobanditisme aux alentours de sa paroisse.
«il n'y a plus de respect»
Pour les fidèles, difficile de comprendre un tel acte. «Ça craint quand même. (...) Aller cacher des choses sur le toit d'une église, il n'y a plus de respect», a ainsi réagi un homme ayant assisté à une messe.
Situé au nord de Clermont-Ferrand, le quartier de Neyrat est classé zone prioritaire. C'est ici que le corps calciné d'un homme de 28 ans a été retrouvé dans une voiture brûlée le 13 août dernier. La même nuit dans le même quartier, un jeune homme avait été blessé par des tirs.