Le patron du PS Olivier Faure juge "inimaginable que les socialistes votent la confiance au Premier ministre" François Bayrou, qui "a fait le choix de partir", considère-t-il dans un entretien au Monde publié lundi soir.
Le premier secrétaire du Parti socialiste estime que la décision de François Bayrou de demander la confiance à l'Assemblée nationale le 8 septembre "est une autodissolution. Il pense le faire avec le panache de quelqu’un qui envisage une autre étape de sa vie politique".
Interrogé sur le risque d'instabilité politique et de renchérissement de la dette en cas de chute du gouvernement, Olivier Faure rétorque que le PS "ne recherche pas le chaos". "C'est François Bayrou qui prend la responsabilité
La CPME, qui représente les petites et moyennes entreprises, a considéré lundi que le Premier ministre François Bayrou était resté "trop vague" dans sa conférence de presse sur la réforme de l'action publique, appelant au retour "d'un discours de production".
La CPME partage "le panorama catastrophique mais malheureusement exact des dangers qui nous menacent si des décisions radicales ne sont pas prises rapidement", explique-t-elle dans un communiqué.
Mais elle juge que le Premier ministre est resté "beaucoup trop vague sur la réforme de l'action publique, la seule diminution des dépenses ne pouvant en réalité suffire à redresser durablement la situation".
Elle estime aussi que "la suradministration et l'inflation normative sont responsables" des difficultés de certains secteurs comme le bâtiment ou l'automobile, tout autant que la hausse des taux évoquée par François Bayrou.
Le Rassemblement national votera «évidemment contre la confiance au gouvernement de François Bayrou», a indiqué lundi Marine Le Pen, après l'annonce par le Premier ministre d'un vote de confiance à l'Assemblée le 8 septembre sur ses orientations budgétaires.
«Seule la dissolution permettra désormais aux Français de choisir leur destin», a ajouté sur X la cheffe des députés RN, renvoyant dos à dos «gauche, droite et macronistes» qualifiés de «partis du système».
François Bayrou n’a visiblement pas compris que les Français ont pleinement conscience de la crise économique et financière dans laquelle est plongé notre pays après huit années de macronisme, crise qui s’ajoute à tant d’autres échecs mettant en péril la survie même de notre…
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) August 25, 2025
A l'instar des forces de gauche, le Rassemblement national a fait savoir qu'il ne votera pas non plus la confiance de François Bayrou.
«Nous voulons un pacte d'avenir pour la France. Nous voulons un autre gouvernement», a laissé savoir la députée Laure Lavalette.
Le premier ministre Bayrou dresse un tableau extrêmement sévère du bilan des 8 dernières années.
Il a raison.
Il souhaite partir.
Nous allons donc lui ouvrir la porte.— Laure Lavalette (@LaureLavalette) August 25, 2025
Comment accorder sa confiance à une majorité qui a un tel bilan, qui a fait tant de mal depuis 2017 ?
Nous voulons une politique capable de répondre aux urgences sociales, climatiques.
Nous voulons un pacte d'avenir pour la France.
Nous voulons un autre gouvernement.#Bayrou— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) August 25, 2025
Bayrou accepte de se soumettre à la démocratie parlementaire, contrairement à Macron qui continue son coup de force en refusant de reconnaître le résultat des dernières élections.
Le 8 septembre, pour la première fois depuis cinq ans, un premier ministre macroniste demandera un…— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) August 25, 2025
Le président des députés UDR, Eric Ciotti, a fait savoir qu'il ne voterait pas la confiance de François Bayrou le 8 septembre prochain.
Il est naturellement inenvisageable d’accorder la confiance à un gouvernement et une majorité macroniste qui a conduit depuis tant d’années la France sur le chemin de la faillite.
— Eric Ciotti (@eciotti) August 25, 2025
François Bayrou : «Le risque suprême, c'est de ne rien faire» pic.twitter.com/8vOhoGcexo
— CNEWS (@CNEWS) August 25, 2025
Le coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard a indiqué que sa formation politique ne votera pas la confiance de François Bayrou le 8 septembre prochain.
Une semaine après notre appel à une session extraordinaire, le Premier Ministre annonce un vote de confiance le 8 septembre.
C’est déjà une première victoire de la puissance de la mobilisation qui se prépare pour le 10 septembre. Il faut l’amplifier encore pour tourner…— Manuel Bompard (@mbompard) August 25, 2025
Interrogé sur certaines de ses mesures économiques, notamment la suppression de deux jours fériés, François Bayrou a indiqué que toutes les mesures étaient «discutables et amendables».
Le Premier ministre a demandé de convoquer le Parlement en session extraordinaire le 8 septembre prochain. François Bayrou y demandera un vote de confiance, s’exposant ainsi à une censure de son gouvernement. Une décision actée avec Emmanuel Macron ce dimanche soir.
François Bayrou : «Le Parlement va être convoqué en session extraordinaire le lundi 8 septembre et j'engagerais la responsabilité du gouvernement lors d'une déclaration de politique générale» pic.twitter.com/sXYWJ22Fuz
— CNEWS (@CNEWS) August 25, 2025
Réaffirmant sa volonté «de se battre» face à la dette, François Bayrou a appelé à une «prise de conscience des Français». Le Premier ministre a regretté «que seules les mesures «une par une» n’aient été débattues». «Ne débattre que des mesures, c’est oublier la nécessite du plan ensemble, sa nécessité et son urgence», a-t-il déploré.
François Bayrou : «La prise de conscience des Français est le seul moyen» d'affronter la dette pic.twitter.com/43zxvpS04d
— CNEWS (@CNEWS) August 25, 2025
Selon François Bayrou, «la dépendance à la dette est devenue chronique». «La charge de la dette va devenir cette année le budget le plus important de la nation», s'est-il inquiété. Le montant cette année est de «66 milliards», sera de «75 milliards» l'an prochain et de «107 milliards en 2029».
François Bayrou : «La France est à la fois à la pointe et à la traîne» pic.twitter.com/XWVRYwzSMG
— CNEWS (@CNEWS) August 25, 2025
Le Premier ministre a alerté sur la situation économique que traverse la France. «Un danger immédiat pèse sur nous. Nous devons y faire face aujourd'hui même».
«Notre pays est au bord du surendettement. Depuis 20 ans, chaque heure, de chaque jour et de chaque nuit, la dette a augmenté de 12 millions supplémentaires», a-t-il indiqué.
François Bayrou : «Depuis 20 ans, chaque heure a augmenté la dette de 12 millions d'euros de dette supplémentaire» pic.twitter.com/51ENgpHehl
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Le Premier ministre a déploré une «Europe divisée», dans laquelle «chacun essaie de rechercher des propres avantages».
François Bayrou : «L’Europe devrait parler d’une seule voix, or elle est trop souvent divisée» pic.twitter.com/cAqU5rNNLz
— CNEWS (@CNEWS) August 25, 2025
En introduction de sa prise de parole, François Bayrou a déploré «un moment de troubles qui nécessite une clarification».
Le discours du Premier ministre devrait durer près de 30 minutes.
Les ministres du gouvernement de François Bayrou arrivent dans le 7e arrondissement de Paris pour assister à la conférence de presse du chef du gouvernement.
Conférence de presse de François Bayrou : le Premier ministre lance ce lundi le coup d'envoi d'une rentrée politique à haut risque pour l'exécutif https://t.co/TVraWtHBBG
— CNEWS (@CNEWS) August 25, 2025
Depuis sa dernière conférence, le 15 juillet dernier, et l'annonce de 43,8 milliards d'euros d'économies via de nombreuses mesures, année blanche fiscale, gel des pensions et prestations sociales ou encore la suppression de deux jours fériés, François Bayrou fait face à une menace de censure par la gauche.
Le Premier ministre s’exprimera depuis des locaux gouvernementaux de l'avenue de Ségur, dans le 7e arrondissement de Paris.