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Présidentielle 2027 : souveraineté de la France, rassemblement de la gauche, écologie… Ce qu’il faut retenir du meeting de Raphaël Gluckmann

Plus de 2.000 personnes ont assisté au meeting de Raphaël Glucksmann ce samedi. [KENZO TRIBOUILLARD / AFP]

Raphaël Glucksman a tenu un meeting digne d'un candidat à la présidentielle ce samedi. Le co-président du parti Place publique a esquissé les grandes lignes de son projet pour la France. Une feuille de route marquée notamment par un virage écologique et une lutte contre la Chine et les Etats-Unis.

«Gagner en 2027». S’il n’est pas encore officiellement candidat à la prochaine élection présidentielle, Raphaël Glucksmann semble tout de même avoir une échéance en ligne de mire. Ce samedi, le co-président de Place publique a rassemblé plus de 2.000 personnes aux Docks de Paris, à Aubervilliers, à l’occasion d’un meeting

Une séquence qui a également attiré de nombreuses personnalités politiques. En effet, deux présidents de région, 11 députés, pour la plupart socialistes, 7 sénateurs, dont l’écologiste Yannick Jadot, et 7 députés européens ont ainsi répondu présents. «Nous voulons convaincre les Français et les autres forces politiques de notre projet et de notre ligne», a indiqué le député de la Vienne Sacha Houlié, ancien macroniste, en amont du meeting. 

Pour l’heure, Raphaël Glucksmann refuse de prendre part à une primaire de la gauche. Une stratégie qui divise également un courant du Parti socialiste, qui s’interroge malgré tout. «Nous ne sommes pas au RN, ni même à LFI. Dans notre espace, nous choisissons les candidats. Au sujet de la primaire, nous ne pourrons pas aller très au-delà de juillet pour trancher sur cette question», confiait un député socialiste.

Un hommage à Lyhanna

C’est dans une salle noyée de drapeaux jaune et noir, les couleurs du parti Place publique, de la France, de l’Ukraine, ou encore de la Géorgie, que Raphaël Glucksmann a fait son entrée. En première parole, le député européen a tenu à «partager la douleur de la famille de Lyhanna». «Sa mort est la conséquence d’une faillite collective, sécuritaire et judiciaire. Celle d’une société malade», a-t-il déclaré. 

Témoignant de la «colère qui agite la France», Raphaël Glucksmann a appelé à la mise en place, par le Parlement, de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. 

Évoquant une élection présidentielle historique, le co-président de Place publique a insisté sur le fait que le prochain président de la République «aura pour mission de redonner à la France sa souveraineté et sa liberté». Mais aussi à «préparer le pays face à la menace d’une guerre sur le sol européen».

«Les Français ne sont pas libres» 

Fervent défenseur de l’Union européenne, Raphaël Glucksmann a déploré «le manque de souveraineté de la France». «Les Français ne sont pas réellement libres», a-t-il déclaré, appelant à «s’attaquer à l’addiction de l’État au gaz et au pétrole». 

Le député européen a ainsi mis en avant l’écologie au cœur de la stratégie de sa formation politique. «Nous permettrons aux Français d’avoir accès à une voiture électrique contre un loyer de 100 euros par mois», a-t-il annoncé. 

Il est par la suite revenu sur les allusions à sa proximité idéologique avec Emmanuel Macron. Raphaël Glucksmann a ainsi chargé le chef de l’État. «J’ai toujours su qu’il n’avait rien compris à l’écologie», a-t-il ajouté, plaidant pour «une République écologique». 

Dénonçant la désindustrialisation de la France, Raphaël Glucksmann a défendu la mise en place d’un «état d’urgence industriel». «Nous sommes les défenseurs de la production et de la souveraineté française. Pas le Rassemblement national», a-t-il martelé. 

Une menace contre TikTok 

Raphaël Glucksmann a, par la suite, appelé à lutter contre «la dépendance technologique et numérique» de la France. Citant Elon Musk comme un «ennemi de l’oligarchie mondiale», l’eurodéputé a fait savoir, qu’en cas de victoire en 2027, il «ferait tout pour bannir TikTok, si elle n’obéit pas aux normes européennes». 

Comme Gabriel Attal lors de son meeting, le 30 mai, Raphaël Glucksmann a insisté pour que la France ne «rate pas le virage de l’intelligence artificielle». Il a ainsi préconisé «des investissements massifs et un accompagnement» face à cette nouvelle technologie.

«Sauver l’école publique» 

Détaillant les grandes lignes de son programme, Raphaël Glucksmann a évoqué son incompréhension face à une partie de la gauche opposée «au patriotisme français». De ce constat, celui-ci a promis à son électorat qu’il «représentera le camp du patriotisme» et «reprendra le drapeau tricolore». 

Le député européen a également défendu «le sauvetage de l’école publique», la relance «des colonies de vacances», ou encore des investissements massifs dans la recherche.

En reconnaissant des inégalités territoriales, qui ont mené «à la montée du Rassemblement national», Raphaël Glucksmann a émis le souhait de «rebâtir une République des travailleurs», préconisant une «hausse des salaires, l’amélioration des conditions de travail» ou encore «une taxation des superpatrimoines».

Sous des chants «on va gagner» de la foule, Raphaël Glucksmann a promis «le rassemblement de la gauche démocratique». «Les Français ne veulent pas de Jean-Luc Mélenchon à l’Elysée», a-t-il estimé, adressant par la même occasion une pique à Edouard Philippe et Gabriel Attal.

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