Les agents de l’État ont décidé d’abattre un loup, qui avait attaqué à trois reprises le troupeau d'un éleveur de moutons à Sévérac d'Aveyron, dans la nuit de lundi à mardi, selon un communiqué relayé par la préfecture locale ce mardi.
Des attaques répétées qui ont sonné le glas du prédateur. Un loup qui avait attaqué à trois reprises le troupeau d'un éleveur de moutons à Sévérac d’Aveyron en août dernier a été abattu dans la nuit de lundi à mardi par des agents de l'État, a annoncé la préfecture dans un communiqué mardi.
«La réactivé et la mobilisation à payée! 17 brebis en 3 attaques, sur 1 même troupeau! Nous ne laisserons pas gagner les prédateurs !», a réagi sur X Marie-Amélie Viargues, la présidente de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de l'Aveyron.
La réactivé et la mobilisation à payée!
17 brebis en 3 attaques, sur 1 même troupeau!
nous ne laisserons pas gagner les prédateurs !@FDSEA12@JAveyron toujours aux côtés des éleveurs https://t.co/XT7Ndja1jv— MarieAmélie Viargues (@MarieViargues) August 26, 2025
A la suite de ces attaques répétées, la préfecture de l'Aveyron a autorisé la mise en œuvre de tirs de défense. Depuis le 22 juin, un arrêté a autorisé les éleveurs de bovins et de chevaux à tirer sur des loups pour protéger leur troupeau, même lorsque s'il n'a pas encore été attaqué.
Entre le début de l'année et le 12 mai, un total de 759 attaques et de 2.617 bêtes prédatées ont été recensées en France.
En déplacement dans l'Aveyron le 3 juillet dernier, Emmanuel Macron avait plaidé pour empêcher l'implantation du loup là «où il y a du pastoralisme», quitte à en «prélever davantage», c'est à dire à autoriser qu'un plus grand nombre de canidés soient abattus.
Le loup abattu sera décompté du plafond national de 192 spécimens fixé pour l’année, a précisé le communiqué de la préfecture de l'Aveyron relayé ce mardi.