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Olivier Faure «à la disposition» d'Emmanuel Macron pour discuter d'un nouveau gouvernement : «consternant», estime Jean-Luc Mélenchon

Olivier Faure entend faire entrer les socialistes au gouvernement. [REUTERS/Stephanie Lecocq]

Alors que l’avenir de François Bayrou à Matignon semble de plus en plus incertain, le chef du Parti socialiste, Olivier Faure, a indiqué être «à la disposition» du président de la République pour discuter de l’entrée de socialistes au gouvernement. Pour Jean-Luc Mélenchon, cette proposition est «consternante».

PS et LFI définitivement séparés. Face à la fin presque annoncée du gouvernement de François Bayrou, Olivier Faure et le Parti socialiste se positionnent, ce qui n’est pas au goût de l’insoumis Jean-Luc Mélenchon.

En effet, ce mardi 3 septembre, sur le plateau de LCI, Olivier Faure, a déclaré être  «à la disposition du chef de l’État à tout moment pour discuter des conditions dans lesquelles nous pourrions occuper les places gouvernementales qui sont occupées par la majorité relative de François Bayrou».

«Consternant. Olivier Faure se met à disposition de Macron pour remplacer Bayrou. Que chacun le sache : les Insoumis ne sont informés de rien et n'ont rien à voir avec cette offre de service qu'ils condamnent», a déploré dans la foulée sur X, le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Pas de dissolution, ni de démission pour le PS

Toutefois, le Premier secrétaire du Ps a réfuté être «en train de rechercher une place, un poste, une fonction», ajoutant également refuser toute idée d'un gouvernement qui allierait des ministres macronistes et des ministres de gauche.

«Je ne veux pas de confusion, je ne veux pas un gouvernement qui serait en même temps de droite et de gauche», a-t-il insisté, pointant du doigt le «en-même temps» cher au cœur d’Emmanuel Macron.

Contrairement à ses anciens alliés de la France insoumise, Olivier Faure s’est dit opposé à la démission du président de la République mais aussi à une nouvelle dissolution souhaitée par le Rassemblement national.

Selon lui, ces deux procédures, «ne créeraient pas forcément les conditions d'une stabilité, ni même une garantie pour celles et ceux qui aujourd'hui souffrent de trouver, demain, un avenir radieux».

Il faudra néanmoins attendre le vote de confiance de ce lundi 8 septembre pour savoir si le gouvernement de François Bayrou, qui engage sa responsabilité devant l’Assemblée nationale, pourra poursuivre son travail.

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