Deux jours avant le vote de confiance, la droite se divise. Tandis qu’Othman Nasrou, le secrétaire général des Républicains, exclut tout soutien à un gouvernement dirigé par la gauche, Gérard Larcher appelle les parlementaires LR à voter la confiance «pour la France».
Deux jours avant le vote de confiance, qui pourrait faire tomber le gouvernement de François Bayrou, les esprits s'échauffent. C'est ainsi que ce samedi, Othman Nasrou, comme pour tenter de recadrer la ligne du parti de droite républicaine après des déclarations divergentes de personnalités qui y sont encartées, a expliqué que «si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l'opposition». Le secrétaire général des Républicains s'est exprimé devant près de 2.000 personnes réunies à Pont-Marly (Yvelines) pour la rentrée politique des LR.
Selon ce dernier, la gauche française est «la plus rétrograde d'Europe». Il a également dénoncé les liens du Parti socialiste (PS) avec La France insoumise (LFI). «Il n'y aura pas d'assentiment de notre part», a tranché Othman Nasrou.
«Le sujet, ce n'est pas François Bayrou, c'est la France», défend Gérard Larcher
Gérard Larcher, le président du Sénat, a de son côté demandé aux parlementaires LR de voter la confiance du Premier ministre. «Le sujet, ce n'est pas François Bayrou, c'est la France», a-t-il plaidé.
À nouveau, il a appelé «un contrat entre les forces politiques» de ses voeux, à condition que celui-ci mette au ban «les extrêmes et le PS». «Il ne peut pas y avoir d'accord de gouvernement avec le PS», a-t-il conclu.