À deux jours du mouvement «Bloquons tout», la direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a indiqué prévoir des «perturbations» ainsi que des «retards» ce mercredi, et ce, sur l'ensemble des aéroports français.
Une situation tendue. La direction générale de l'Aviation civile (DGAC) prévoit des perturbations et des retards «sur l'ensemble des aéroports français» ce mercredi 10 septembre, jour du mouvement «Bloquons tout», a-t-elle indiqué lundi.
«Afin de limiter les perturbations du trafic», la DGAC «appliquera les dispositions du service minimum en soirée dans le centre en route de la navigation aérienne d'Aix-en-Provence» et dans les services de navigation aérienne de l'aéroport de Marseille-Provence, ajoute-t-elle.
Le centre en route désigne un centre de contrôle régional sur les avions qui traversent les cieux de la région (sans décoller ou atterrir).
Une difficulté à anticiper le mouvement
Par conséquent, la DGAC a demandé aux compagnies aériennes de réduire de 50% leur programme de vol entre 18h et minuit sur les aéroports de Nice et ceux de Corse (Bastia, Ajaccio, Figari, Calvi), «ce qui représente un peu plus d'une cinquantaine de vols sur les plus de 10.000» prévus dans le ciel français ce mercredi.
«En dépit de ces mesures préventives, des perturbations et des retards sont néanmoins à prévoir sur l'ensemble des aéroports français», précise la DGAC, qui invite les passagers qui le peuvent «à reporter leur voyage et à s'informer auprès de leur compagnie aérienne».
Les autorités françaises s'attendent à diverses actions sur tout le territoire allant de blocages de gares, de raffineries, d'axes de circulation, à des opérations de sabotages de radars automatiques et des manifestations classiques.
Les services de renseignements soulignent la difficulté à anticiper ce que sera ce mouvement horizontal et sans chef.