Après la découverte de nombreuses têtes de cochon devant des mosquées de l'agglomération parisienne, mardi 9 septembre, de nouvelles informations du parquet de Paris indiquent que les faits ont été perpétrés par des «personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire».
L'enquête avance. Grâce à la brigade criminelle et les services de la préfecture de police, de nouvelles informations quant à la disposition de têtes de cochon à proximité d'établissements musulmans franciliens font état d'un geste «volontaire».
Ces têtes de cochon déposées devant plusieurs mosquées de Paris et la région parisienne viennent de «personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire», a indiqué ce mercredi le parquet à CNEWS, dénonçant «une volonté manifeste de provoquer le trouble au sein de la nation».
Plaque d'immatriculation, relevé téléphonique et images de surveillance
Comme l'ont appris les enquêteurs, deux personnes étaient venues acheter une dizaine de ces pièces à un agriculteur normand qui a précisé que leur plaque d'immatriculation était marquée d'un drapeau serbe.
Les recherches en matière de vidéo-protection ont établi que c’est avec ce même véhicule que ces personnes sont arrivées à Paris, près du quartier Oberkampf, dans la nuit de lundi 8 à mardi 9 septembre. Les images ont également montré deux hommes déposer les têtes devant un certain nombre de mosquées.
Ils sont également susceptibles d’avoir communiqué via une ligne de téléphone croate, dont le suivi atteste d’un franchissement de la frontière franco-belge dès le mardi matin, après la commission des faits.
Les investigations se poursuivent sous la direction de la section de protection des libertés publiques du parquet de Paris (AC2), sous les qualifications de violences volontaires (délit faisant encourir 6 ans d’emprisonnement) et provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion (délit faisant encourir 1 an d’emprisonnement).