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«La taxe Zucman est une aberration et une bombe à retardement», prévient le patron de la CPME Paris Ile-de-France

Alors que la taxe Zucman sur les grandes fortunes est prônée par la gauche pour réduire la dette, Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) Paris Île-de-France, juge qu'elle est une «aberration» économique.  

Pour éviter la censure d'un nouveau gouvernement, le centre et la droite se disent prêts à taxer plus fortement les plus aisés sans pour autant aller jusqu'à l'instauration de la taxe Zucman, mesure phare brandie par les socialistes. Pour de nombreux acteurs de l'économie française, cette taxe Zucman pourrait être dangereuse pour les grandes entreprises, mais aussi pour les TPE et les PME

Les organisations patronales rappellent que les commerçants, les artisans et les agriculteurs sont des acteurs essentiels du tissu économique. 45% des salariés en France sont employés dans des PME et la situation s'est dégradée. Les choix budgétaires qui seront faits par le nouveau Premier ministre seront décisifs. 

66.000 faillites ont été déclarées lors des 12 derniers mois

«La fiscalité sur l’outil de travail, sur l’outil de production, l’augmentation de l’impôt sur les sociétés, l’augmentation des charges sociales ne seraient pas vivables pour les entreprises. À la sortie du Covid-19, on avait 36.000 défaillances d’entreprises, aujourd’hui, on en est à deux fois plus», a déclaré Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris Île-de-France. 66.000 faillites ont en effet été déclarées lors des 12 derniers mois. 

Dans ce contexte, la taxe Zucman qui propose d’imposer à hauteur de 2% les patrimoines les plus riches, au-delà de 100 millions d’euros, a fait son chemin au sein du bloc de gauche, mais elle pourrait s’avérer à double tranchant. 

«La taxe Zucman c’est une aberration, c’est une bombe à retardement pour nos entreprises, pour nos entrepreneurs et pour les investisseurs. C’est pénaliser les grandes entreprises, mais aussi les TPE et les PME. Les grandes entreprises sont les grands donneurs d’ordres des TPE et PME», a ainsi expliqué Bernard Cohen-Hadad.

Un budget qui préserve les entreprises afin de protéger les salariés et de redonner visibilité et confiance aux acteurs économiques, telles sont les attentes des PME. 

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