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Condamnation de Nicolas Sarkozy : Gérald Darmanin dénonce les menaces envers les magistrats

Deux enquêtes ont été ouvertes [Gonzalo Fuentes / Reuters]

Le garde des Sceaux démissionnaire a dénoncé ce samedi sur X «les intimidations et les menaces de mort qui touchent les magistrats», après la condamnation à cinq ans de prison de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007.

Un jugement sous haute tension. Le ministre démissionnaire de la Justice Gérald Darmanin a condamné «sans aucune réserve» ce samedi «les intimidations et les menaces de mort qui touchent les magistrats», au lendemain de l'ouverture d'enquêtes pour des messages menaçants visant la magistrate ayant condamné Nicolas Sarkozy dans le dossier dit du financement libyen

«Les intimidations et les menaces de mort qui touchent les magistrats sont absolument insupportables en démocratie. Je les condamne sans aucune réserve», a-t-il écrit sur X. Et d'ajouter : «suite à mes instructions données dès mon arrivée à la chancellerie, visant à poursuivre avec fermeté tous ceux qui s’en prennent aux agents du ministère de la Justice et aux forces de l’ordre, la procureure de la République de Paris a ouvert une enquête. Contester une décision de justice est un droit : cela se fait devant le juge d’appel, jamais dans la violence des attaques personnelles». 

Le président de la cour d'appel de Paris réagit

Une prise de parole du locataire de la Place Vendôme suivie de celle du premier président de la cour d’appel de Paris Jacques Boulard qui a, lui aussi, appelé «solennellement», samedi dans un communiqué, au respect de l’institution judiciaire et de son indépendance et a déploré la «remise en cause» de l’impartialité de la justice.

Il a exprimé dans son communiqué sa «vive inquiétude à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux de messages contenant des attaques personnelles et des menaces de mort visant les magistrats composant le tribunal correctionnel ayant statué sur le dossier dit du financement libyen». «Dans un État de droit démocratique, la critique d’une décision de justice ne peut en aucun cas s’exprimer par des menaces formulées à l’égard des magistrats», s’est encore inquiété Jacques Boulard.

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