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Actes anti-chrétiens : 86 sénateurs interpellent le gouvernement et demandent des mesures

Incendies d'églises, dégradations, attaques aux personnes, vols d'objets liturgiques... Face à la hausse des actes anti-chrétiens, 86 sénateurs ont publié une tribune sur le site Boulevard Voltaire, vendredi 26 septembre, exhortant le gouvernement à protéger les chrétiens de France.

Un cri du chœur. En réaction à la hausse des atteintes aux fidèles et édifices chrétiens dans le pays, la sénatrice LR de la Haute-Savoie, Sylviane Noël, soutenue par 85 sénateurs, a lancé un appel sur le site Boulevard Voltaire, vendredi 26 septembre, réclamant des mesures concrètes pour «garantir la liberté de culte de chaque citoyen français».

En effet, durant les cinq premiers mois de l'année, 322 actes anti-chrétiens ont été recensés sur le territoire, soit une hausse de 13 % par rapport à la même période en 2024. Les vols d'objets liturgiques ont également augmenté de 22,8 %, avec 820 cas signalés l'année dernière, tandis que les agressions contre les personnes ont presque doublé en un an.

«Il est urgent de mettre en place un dispositif national de signalement et d’accompagnement des victimes d’actes antichrétiens, accessible au grand public, lisible et efficace», peut-on lire.

«La liberté suppose que chacun de nos concitoyens, sans distinction, puisse pratiquer sa foi sans craindre ni menaces ni profanations. L'égalité commande que l'État, à son plus haut sommet, déploie les mêmes moyens de protection pour tous. La fraternité, enfin, nous oblige à considérer que lorsqu'un croyant est blessé, c'est l'ensemble de la communauté nationale qui est atteinte», ont ajouté les signataires. 

Un sentiment d'injustice

Ils ont notamment dénoncé «une indignation à géométrie variable» face aux persécutions chrétiennes. «Cette différence de traitement renforce, chez de nombreux fidèles, le sentiment que certaines victimes de violences religieuses sont davantage considérées que d'autres. Dans un contexte de recrudescence désormais indéniable, les chrétiens de France se sentent trop souvent abandonnés», est-il écrit. 

Ils ont également évoqué les 27 églises au moins vandalisées ou profanées en quelques semaines dans les Landes, la profanation récente d'une croix sur le boulevard de la Madeleine à Nice, et l'assassinat à Lyon d'un réfugié irakien de 45 ans, fidèle de la paroisse Saint-Éphrem. Sans oublier «le martyr du père Jacques Hamel, assassiné de sang-froid en 2016, dans son église, alors qu'il célébrait la messe». 

«Car si la République a su créer, pour lutter contre l'antisémitisme et contre les actes antimusulmans, des plates-formes de signalement, des numéros d'alerte, des partenariats associatifs et des dispositifs d'accompagnement pour les victimes, rien de semblable n'existe pour les actes antichrétiens et cette différence ne peut plus être passée sous silence», est-il écrit. 

Les sénateurs ont affirmé que «cette dernière nourrit au plus profond des fidèles, et au-delà, un sentiment d'injustice. Elle laisse croire que la souffrance des uns serait moins importante, moins digne d'être entendue et soutenue que celle des autres». 

«À l'inverse de certains, jamais, nous n'appellerons à dresser les victimes les unes contre les autres. Ils nous trouveront, d'ailleurs, toujours sur leur chemin pour rappeler avec force que chaque atteinte à la foi d'un citoyen est une atteinte à la République elle-même», ont précisé les adhérents. 

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