En plein live sur TikTok devant son immeuble à Lyon, un homme en fauteuil roulant a été tué à l’arme blanche mercredi 10 septembre. Les secours n’ont pas pu le réanimer et l’auteur a «pris la fuite à pied». Marine Le Pen a rendu hommage à «ce chrétien d’Orient réfugié et handicapé (…) sauvagement poignardé par un islamiste».
Une agression avantagée par «notre politique d’immigration sans limite et incontrôlée», a déploré la cheffe de file du RN ce vendredi 12 septembre sur X. Marine Le Pen a salué la mémoire de Arshur Sarnaya, un Irakien de 45 ans qui se déplaçait en fauteuil roulant, violemment frappé au cou à l’arme blanche mercredi soir, alors qu’il enregistrait un live sur TikTok devant l’entrée de son immeuble d’un quartier résidentiel de Lyon (Rhône).
Il était en France pour échapper à ses bourreaux, Arshur Sarnaya, chrétien d’Orient réfugié et handicapé a été tué à Lyon, sauvagement poignardé par un islamiste. S’il est légitime de donner l’asile à ceux qui sont persécutés dans leur pays, notre politique d’immigration, sans…
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 12, 2025
Le quadragénaire était Irakien et «chrétien d’Orient réfugié et handicapé», a tenu à rappeler la présidente des députés du RN sur X. Il vivait dans son appartement du 9e arrondissement de Lyon en compagnie de sa sœur depuis «au moins dix ans», ont indiqué ses voisins à l’AFP. De confession chrétienne, il faisait régulièrement des lives sur les réseaux sociaux pour parler de religion. C’est lors de l’enregistrement de l’un d’eux qu’il a été frappé au cou avec une arme blanche.
«Accueillir les bourreaux de ceux qui sont persécutés dans leur pays»
«Il était en France pour échapper à ses bourreaux», a rapporté la leader du RN, soulignant l’utilité du statut de réfugié en France, mais selon elle mal exploité car «sans limite et incontrôlé». «Arthur Sarnaya (…) a été tué à Lyon, sauvagement poignardé par un islamiste. S’il est légitime de donner l’asile à ceux qui sont persécutés dans leur pays, notre politique d’immigration, sans limite et incontrôlée, nous amène désormais à accueillir leurs bourreaux», a-t-elle déploré, avant d’envoyer ses «pensées à sa famille et ses proches».
Sur un extrait du live, toujours en ligne au lendemain de la mort de l’Irakien de 45 ans, ce dernier apparaît le visage en sang, coulant visiblement de son nez et sa bouche. Son identité a été authentifiée par ses proches et une enquête pour homicide volontaire a été ouverte par le parquet de Lyon.
L'auteur des faits recherché
Selon les premiers éléments de l’enquête, un homme l’attendait et l’a frappé au cou avec une arme blanche, dont la nature n’a pas été précisée. L’auteur «a ensuite pris la fuite à pied», a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. Un témoin a montré à nos confrères une vidéo d’une personne de dos quittant les lieux, en tenue sombre et une capuche sur la tête, qu’il a désignée comme l’auteur du meurtre.
La victime, qui était en situation régulière, n’avait pas de casier. «C’était quelqu’un de très actif sur les réseaux sociaux, nous travaillons là-dessus», a indiqué à l’AFP une source policière. Sur ses comptes en ligne, le quadragénaire s’exprime en arabe et poste des vidéos souvent consacrées à la religion chrétienne. Sur l’une d’elle, visible sur TikTok, il affirme que ses contenus sont régulièrement bloqués et ses comptes suspendus en raison, selon lui, de signalements faits par des utilisateurs musulmans. Pour l'heure, la même source a affirmé «ne privilégier aucune thèse à ce stade» : «Rien ne nous oriente vers une piste solide, qu’elle soit crapuleuse, politique, religieuse ou liée aux stupéfiants».
Arthur Sarnaya était «quelqu’un de très discret, correct», a assuré à l’AFP Francisco, gardien de la résidence de la victime. «C’était une personne vulnérable en fauteuil roulant, qui ne marche pas» et «un voisin sans problème (…) qui ne parlait à personne», a ajouté une habitante de l’immeuble. Après avoir entendu «comme une altercation», le mari de cette dernière est descendu et a porté secours à la victime, s’est-elle souvenue. Son voisin irakien «s’est pris un coup de machette au niveau de la carotide», a-t-elle avancé. D’autres résidents ont évoqué un «sabre». Pour l'heure, l'auteur des faits est toujours recherché.