Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Les réseaux sont toujours puissants» : les fusillades liées au trafic de drogue en forte hausse à Dijon

Dijon est touché par une vague de violences inédite depuis le début de l'année avec onze fusillades en quelques mois. Face à cette situation, les forces de l’ordre exhortent l’État à renforcer les effectifs afin de mieux lutter contre le narcotrafic.

Dijon vit dans la peur. Depuis février dernier, onze fusillades ont endeuillé la commune, dont quatre en seulement trois semaines. Malgré une forte mobilisation policière, cette ville de 250.000 habitants au coeur de la Côte-d'Or, reste gangrenée par une violence extrême, principalement liée au trafic de drogue

La dernière fusillade en date s'est déroulée dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 septembre à Quetigny, lors d'une intervention de la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI). Cinq individus ont été placés en garde à vue, soupçonnés d'avoir préparé un règlement de comptes.

«Nos collègues sont à 70-80 heures par semaine à l'heure actuelle, sur l'équipe des stupéfiants notamment, pour ne pas parler de plus. Ça fait un énorme engagement des forces en présence. Les points de deal évoluent, ils s'adaptent et se sur-adaptent même», a expliqué Christophe Fernandez, secrétaire régional Bourgogne-Franche-Comté du syndicat Unité. 

«Il y a eu une forte action policière les années précédentes, l'an dernier également, mais quoi qu'on en dise, les réseaux sont toujours là, bien puissants, biens implantés, avec un marché solide», a-t-il regretté. 

«Une politique nationale»

Ce policier a dénoncé un manque d'effectif pour lutter contre le narcotrafic dans la commune, confrontée à «une guerre de territoire». «Le travail de fond est tellement vaste, il y a tellement de ramifications dans le circuit, dans les réseaux autour des différentes actions et des différents points de deal locaux, qui nous emmènent jusqu'à une guerre du territoire. Ce qui nous emmène à ce genre de fusillades, c'est un rapport de force et de prise de marché», a-t-il expliqué. 

En moins de trois semaines, quatre fusillades ont éclaté dans la métropole. À Chenôve, un homme de 22 ans a été blessé au bras le 26 août, tandis qu'à Marsannay-la-Côte, un quadragénaire est décédé quelques jours après avoir été grièvement touché par plusieurs tirs devant chez lui. 

Trois jours plus tard, en plein centre-ville sur la place de la République, un conducteur de buggy a été tué et son passager blessé après avoir été ciblé par des assaillants à scooter et le 17 septembre, un homme a été blessé par balles devant son domicile. 

La maire socialiste de Dijon, Nathalie Koenders, avait appelé «l’État [à] faire de cette lutte contre le trafic une politique nationale», lors d'une conférence de presse. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités