Déjà déployées dans une soixantaine de départements français depuis leur mise sur le marché privé par l’État en 2018, les voitures radars vont s’implanter dans un nouveau département dès ce samedi avant de s’installer dans un second en novembre prochain.
Un système totalement automatisé mais plus permissif sur la marge des excès de vitesse. Déjà présentes sur les routes d’une soixantaine de départements français depuis leur mise sur le marché privé en 2018, les voitures radars vont dorénavant sillonner les axes de circulation du Tarn et de la Lozère.
Ce sera ainsi le cas dès samedi dans le premier département cité et à compter du 7 novembre prochain dans le second.
La possibilité de «multiplier par 3» les contrôles
La préfecture de l’Isère a publié un communiqué ce mardi louant la possibilité de «multiplier par 3» les contrôles avec ce dispositif. Elle a également assuré que ce dernier a pour vocation de faire tourner à terme «400 équivalents temps plein» dans toute la France.
#SécuritéRoutière | A compter de ce samedi 4 octobre, des voitures radar à conduite externalisée contrôleront la vitesse des conducteurs sur les différentes routes de l'Isère.
💡 La marge technique de ces radars est de 10 km/h pour les limitations de vitesse inférieures à 100… pic.twitter.com/abv5IkuS72— Préfète de l'Isère 🇨🇵🇪🇺 (@Prefet38) October 2, 2025
«Deux véhicules seront mis en service et parcourront 11.325 km par mois. Au total, ce sont 18 itinéraires et 1076 km de routes de toutes catégories qui ont été retenus (…) Chaque mois, le choix des itinéraires contrôlés par les deux véhicules ainsi que les heures et jours du contrôle évolueront en fonction notamment de l’accidentalité relevée», a précisé la préfecture à nos confrères de France 3 Occitanie.
Un radar plus permissif sur la marge des excès de vitesse
Première différence notable avec un radar classique, les voitures radars s’appuient sur un barème plus permissif, à savoir de 10 km/h pour les limitations de vitesse inférieures à 100 km/h et de 10% pour les limitations de vitesse supérieure à 100 km/h. A titre de comparaison, il s’agit du double de la marge appliqué par les radars classiques en cas d’excès de vitesse.
En revanche, les voitures radars font preuve d’une grande discrétion car elles sont intégrées à des véhicules banalisés qui utilisent un flash infrarouge invisible pour les autres usagers de la route. Elles contrôlent en roulant la vitesse des véhicules qui les croisent ou qui les doublent. Le système est entièrement automatique, ne nécessitant ainsi aucune intervention humaine.
🇫🇷 📸 FLASH | Depuis le 1er avril, la #Dordogne a rejoint la liste des départements où circulent les voitures #radars privées.
(Capital) #Francepic.twitter.com/0Upzfdo7xF— Cerfia (@CerfiaFR) April 2, 2022
En ce qui concerne les trajets, les services de l’État s’appuient sur les critères d'accidentalité locale sur tout type de routes pour fixer des parcours et des plages horaires de contrôle. L’opérateur privé en charge de ces voitures radar est rémunéré en fonction du nombre de kilomètres réalisés, selon les parcours et les objectifs fixés par l’État.
En juin dernier, quatre départements, à savoir l’Ardèche, l’Ariège, les Bouches-du-Rhône et le Cantal ont été dotés de ces voitures radars, avant que cinq autres départements ne franchissent le pas en juillet dernier avec l’Ain, les Alpes-de-Haute-Provence, la Haute-Loire, les Pyrénées-Orientales et le Tarn-et-Garonne.