La première rame du nouveau métro MF19 est entrée en service ce jeudi à Paris, sur le quai de la ligne 10, qui relie Boulogne et l’ouest parisien à la gare d’Austerlitz.
«Un moment historique». Tels ont été les mots du PDG Jean Castex à l’occasion de la nouvelle rame de métro MF19, entrée en service ce jeudi. Construite par Alstom, celle-ci a fait son entrée sur le quai de la station Porte d’Auteuil de la ligne 10.
L’ancien Premier ministre a évoqué un métro «plus fiable, plus convivial, plus sécurisé, plus capacitaire et plus numérisé» destiné aux millions de voyageurs employant chaque jour les lignes appelées à en être équipées.
🎉 Le #MF19 entre en service sur la @Ligne10_RATP !
👉 Aujourd’hui la 1re rame est en circulation avant le remplacement progressif des MF67.
Ce métro nouvelle génération est conçu et assemblé en #France par @AlstomFrance, exploité par @RATPgroup et financé par @IDFmobilites. pic.twitter.com/cfNNktyQNP— IDF Mobilités (@IDFmobilites) October 16, 2025
Plus de 360 exemplaires de ces nouveaux trains «évolutifs» et «modulables», vont être livrés par Alstom, la commande pouvant aller jusqu'à 410 exemplaires.
Interchangeables, ils vont remplacer trois types de trains différents exploités sur le vieux réseau «fer» de la RATP, laquelle a déjà modernisé l'essentiel de son réseau sur pneus au cours des cinq dernières années avec le MP14 (ligne 4, 11, et 14).
Un investissement de 7 milliards d’euros
La ligne 10 fonctionnera avec un seul exemplaire de MF19 jusqu'à la fin de l'année, puis recevra le deuxième en janvier. Le renouvellement des 30 rames de la ligne sera achevé en 2027.
Les nouveaux trains, plus silencieux, plus spacieux, consommeront 20% de moins d'énergie, grâce à un freinage électrique et à l'utilisation de lumières LED, et proposent beaucoup d'informations voyageurs sur écrans en temps réel, des ports USB, un système de ventilation réfrigérée et une plus grande sécurisation des voyageurs avec vidéosurveillance.
L'investissement total s'élève à 7 milliards d'euros, financé par l'autorité régulatrice des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM), dont 3 milliards pour les trains, et 4 milliards pour l'adaptation du réseau, la mutualisation des signalisations, de l'infrastructure et de la maintenance, a précisé Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France.